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Faits divers – Justice

VIDÉOS - À Strasbourg, 1.500 personnes réclament "justice et vérité" pour Naomi

mercredi 16 mai 2018 à 18:51 Par Géraldine Houdayer, Blandine Costentin et Maxime Nauche, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

1.500 personnes participent, ce mercredi soir à Strasbourg, à une marche blanche en mémoire de Naomi Musenga. Cette jeune femme de 22 ans est morte le 29 décembre 2017, plusieurs heures après avoir contacté le Samu. L'opératrice n'a pas pris son appel au sérieux. Une enquête est ouverte.

Les proches de Naomi ont réclamé que justice soit faite après le décès de la jeune femme.
Les proches de Naomi ont réclamé que justice soit faite après le décès de la jeune femme. © Radio France - Maxime Nauche

Strasbourg, France

Ce mercredi soir, 1.500 personnes sont rassemblées ce mercredi à Strasbourg pour une marche en hommage à Naomi Musenga. Le cortège, parti vers 18 heures de la place Kléber, doit relier la place de la Bourse. Le rassemblement est organisé par le collectif "Justice pour Naomi", qui a lancé l'appel sur Facebook pour "soutenir sa famille", demander justice et que, "plus jamais cela ne se reproduise". Un événement similaire est organisé au même moment place de l'Opéra à Paris, et un autre à Valence. Lors d'une conférence de presse le 10 mai, la famille de Naomi avait apporté son soutien à cette démarche : "Ça nous permet de rester debout".

Pour les parents de Naomi, "Ça ne sert à rien de s'en prendre à qui que ce soit" 

Avant le départ de la marche blanche, des membres de la famille de Naomi ont pris la parole. La famille de la jeune femme a remercié toutes les personnes venues à la marche, mais aussi appelé au calme. "Ça ne sert à rien de s'en prendre à qui que ce soit, ça ne ramènera pas notre fille", ont déploré les parents de Naomi, devant la colère de certains participants. "Il faut se battre pour que justice soit faite", a insisté la famille.

Claude Froehly, le maire Illkirch-Graffenstaden, la commune située près de Strasbourg où habitait Naomi, a apporté tout son soutien à la famille. Le maire de Strasbourg Roland Ries est représenté par son adjoint à la santé. 

Une affaire qui suscite une vague d'émotion dans toute la France 

Naomi Musenga est morte le 29 décembre 2017 à l'hôpital de Strasbourg, plusieurs heures après un appel infructueux au Samu. Alors qu'elle se plaignait de violentes douleurs au ventre et parlait d'une voix très faible, la jeune femme, âgée de 22 ans, n'a pas été prise au sérieux. L'opératrice l'a traitée avec mépris, si l'on en juge par l'enregistrement révélé par le magazine Hebdi. 

On appelle vraiment à la non-violence" - Gloire Musenga, un des frères de Naomi

L'affaire suscite une grande émotion dans l'opinion publique, mais aussi des débordements : des agents du Samu de Strasbourg ont porté plainte après reçu des menaces. Des photos d'eux et de leurs proches ont été diffusées sur les réseaux sociaux. "On appelle vraiment à la non-violence", a déclaré sur BFMTV Gloire Musenga, un des frères de Naomi.  "On ne peut pas leur en vouloir (aux opératrices du Samu et des pompiers, ndlr)" a ajouté un autre frère Martial Musenga, "si elles ne l'ont pas aidée, c'est dû à des problèmes qui ont eu lieu dans leur structure. (...) Elles n'avaient rien contre (Naomi) personnellement". Une pétition sur change.org a recueilli à ce jour plus de 238.000 signatures.

L'opératrice du Samu mise en cause a été suspendue à titre conservatoire, deux enquêtes administratives sont ouvertes, ainsi qu'une enquête judiciaire. Les parents de la victime ont porté plainte pour "non-assistance à personne en danger" et "mise en danger de la vie d'autrui", contre X et contre les hôpitaux universitaires de Strasbourg.

Si une enquête est en cours, les proches de Naomi souhaitent qu'une information judiciaire soit ouverte pour avoir accès au dossier. Car pour l'instant ils n'ont aucun moyen de savoir comment l'enquête avance.