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Marche blanche à Toulon pour soutenir Abdel-Hakim, gravement blessé par une balle perdue

Par Claire Bargelès, France Bleu Provence dimanche 9 octobre 2016 à 20:46

La centaine de personnes a marché de la place de la liberté jusqu'à l'hôtel de ville.
La centaine de personnes a marché de la place de la liberté jusqu'à l'hôtel de ville. © Radio France - Claire Bargelès

Plus d'une centaine de personnes ont défilé dimanche après-midi dans les rues de Toulon, pour dire non à la violence qui gangrène leur quartier de Sainte-Musse : le quartier d'Abdel-Hakim, ce jeune homme de 21 ans victime d'une balle perdue le 18 septembre dernier.

"Quartier, égalité, sécurité", "Hakim n'a rien demandé", "Stop à la violence" : ce sont quelques uns des slogans scandés par la centaine de personnes présentes à la marche blanche organisée dimanche par un collectif d'associations pour soutenir Abdel-Hakim.

Ce jeune homme de 21 ans sort petit à petit du coma, à l'hôpital, après avoir reçu, le 18 septembre dernier, dans le quartier de Sainte-Musse, une balle perdue en pleine tête sur son balcon. Mais sa famille confie qu'il est encore dans un état critique.

Minute d'applaudissements, devant l'hôtel de ville, en soutien à Abdel-Hakim et sa famille. - Radio France
Minute d'applaudissements, devant l'hôtel de ville, en soutien à Abdel-Hakim et sa famille. © Radio France - Claire Bargelès

"On se sent démunis, délaissés"

De nombreux habitants de Sainte-Musse se sont joints au cortège, pour entourer la mère, la sœur et les frères de la victime. Seule femme politique présente, la conseillère municipale de gauche Viviane Driquez, qui a elle-même grandi à Sainte-Musse.

"On se sent démunis, délaissés" s'emporte Zack, qui a travaillé avec Abdel-Hakim dans une structure associative du quartier. "On est censés être une zone de sécurité prioritaire, mais elle est où la sécurité ? Elle est pour les quartiers favorisés".

"Il faut que cela cesse, ça ne peut pas durer comme ça. Bientôt on n'osera plus sortir" renchérit Hassan.

La mère, la sœur, et les frères d'Abdel-Hakim étaient au premier rang du cortège, très émus. - Radio France
La mère, la sœur, et les frères d'Abdel-Hakim étaient au premier rang du cortège, très émus. © Radio France - Claire Bargelès

La marche s'est terminée devant l'hôtel de ville de Toulon. "Mais on ne va pas s'arrêter là" explique Zack. "On va monter des associations, on va alerter les pouvoirs publics. On ne peut pas rester là, à subir, sans réagir."

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