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Faits divers – Justice

Marche silencieuse à Gonfreville l'Orcher après le meurtre d'une fillette de 3 ans

Émotion lundi matin à Gonfreville l'Orcher, près du Havre. Près de 200 personnes ont participé à une marche silencieuse en mémoire d'une fillette de 3 ans retrouvée morte chez elle dimanche 16 juin. Le meurtrier présumé était un ami de la mère. Il est également soupçonné de viol sur la sœur de 5 ans

La marche silencieuse était organisée à l'initiative du maire de Gonfreville l'Orcher
La marche silencieuse était organisée à l'initiative du maire de Gonfreville l'Orcher © Radio France - Anne Bertrand

Gonfreville-l'Orcher, France

Près de 200 personnes, certaines avec une rose blanche à la main, se sont rassemblées devant l'Hôtel de Ville ce lundi matin. Ces habitants de Gonfreville l'Orcher ont souhaité témoigner de leur tristesse et de leur soutien après la mort de la petite Keyssi, 3 ans, survenue dimanche 16 juin. La maman travaillait et c'est un ami à elle qui gardait la fillette ainsi que sa sœur, âgée de 5 ans. L'homme - un Havrais de 39 ans - a été mis en examen et écroué pour meurtre mais pour viol également sur la plus âgée des fillettes.

Une cérémonie religieuse a eu lieu à l'église d'Harfleur avant l'inhumation à Gonfreville. Et face à l'émotion suscitée par ce drame, le maire Alban Bruneau a invité les habitants à participer à une une marche silencieuse, de l'Hôtel de Ville jusqu'au cimetière. La plupart présents ici ne connaissent pas la famille mais ce terrible fait-divers fait écho en chacun: une femme parce que sa fille a le même âge que la petite Keyssi, une autre parce qu'elle vient de devenir grand mère. "Comme dirait l'autre, explique une Gonfrevillaise, ça peut arriver à tout le monde ici!"

On est Gonfrevillais. Notre devoir, c'est d'être là.

Des habitants ne décolère pas contre le meurtrier présumé, déjà condamné à trois reprises pour violences (notamment sur mineur) et incarcéré. "Laisser des gens comme ça en liberté, j'ai du mal à comprendre", avoue Patricia. "Mais bon, c'est toujours pareil: c'est pas marqué sur son front!"

Martine, de son côté, exige que l’État protège mieux ses enfants, en ouvrant par exemple des structures le dimanche pour accueillir les enfants quand les parents travaillent. Et éviter ce genre de drame. 

Une autre maman affirme, catégorique, qu'elle ne confierait pas ses enfants à garder même à un ami: "Ils sont mieux à l'abri chez nous. Je préfère élever mes enfants et ne pas travailler." Elle se fait vite reprendre par les autres: "Malheureusement, on n'a pas tous le choix. Il fallait qu'elle [cette maman] travaille pour ses enfants." Et Sonia de conclure: "On est Gonfrevillais. Notre devoir, c'est d'être ici."