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Faits divers – Justice

Marchés truqués du BTP en Moselle : prison avec sursis

jeudi 17 mai 2018 à 18:33 Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord

Neuf ans après le déclenchement de l'affaire des marchés truqués du BTP en Moselle, neuf des 10 prévenus écopent de huit mois de prison avec sursis et des amendes comprises entre 6.000 et 25.000 euros. Le 10e, Patrick Malick, qui avait dénoncé le système, est condamné à six mois avec sursis.

 Manifestation en 2012 de Patrick Malick avec son personnel devant la mairie de Behren-lès-Forbach suite a l'affaire des marches publics du BTP.
Manifestation en 2012 de Patrick Malick avec son personnel devant la mairie de Behren-lès-Forbach suite a l'affaire des marches publics du BTP. © Maxppp - Philippe RIEDINGER

Moselle, France

Les peines sont tombées dans l'affaire des marchés truqués du BTP de Moselle, une affaire d'entente illicite entre patrons qui a éclaté au grand jour il y a neuf ans. Le procès s'était tenu le 15 mars 2018, deux mois plus tard, neuf prévenus ont été condamnés à huit mois de prison avec sursis et des amendes comprises entre 6.000 et 25.000 euros

Le 10e, Patrick Malick, écope de six mois avec sursis. Une peine moins lourde parce que c'est lui qui avait tout dénoncé à la répression des fraudes. Il avait été exclu du système. 

Les appels d'offre étaient pipés, ces professionnels des réseaux d'électricité, de télécommunication se partageaient les chantiers par secteur dans le département. 

De faux devis plus chers pour décrocher un marché

A la barre du tribunal correctionnel de Metz, les prévenus ont raconté comment fonctionnait le système des offres de couverture. De faux devis étaient établis par des confrères d'un autre secteur, des devis forcément plus chers. Et ils se renvoyaient l'ascenseur. Pour leur défense, ils ont expliqué que les élus voulaient continuer de travailler avec les mêmes sociétés, celles en lesquelles ils avaient confiance, depuis parfois 40 ans. 

Lors de l’audience, il n'a quasiment pas été question des accusations de financement de campagne de l'ancien maire de Woippy, le sénateur François Grosdidier, avec de l'argent versé par Patrick Malick. Rien n'a jamais été prouvé, d’ailleurs François Grosdidier n'a jamais été poursuivi.

Les condamnés disposent de 10 jours ouvrés pour faire appel.