Faits divers – Justice

Marie va savoir ce mercredi si elle doit aller purger une peine de 3 ans de prison en Espagne

Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn, France Bleu Pays Basque et France Bleu mardi 1 novembre 2016 à 18:30

Marie sur les marches du palais de justice de Pau
Marie sur les marches du palais de justice de Pau © Radio France - Daniel Corsand

Marie vit à Saint Jean de Luz. En 2012 et 2013, elle a été interpellée ivre au volant à Irun. Mi-octobre, en voulant prendre l'avion pour des vacances, elle a été arrêtée et a découvert qu'elle était recherchée par la justice espagnole.

C'est ce mercredi 2 novembre que Marie va savoir. Marie a 54 ans. Le 12 octobre, elle a été arrêtée à l'aéroport de Biarritz alors qu'elle partait avec sa fille en vacances à Londres. Elle a appris à cette occasion qu'elle faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen et qu'elle était recherchée par la justice espagnole pour purger une peine de 3 ans de prison ferme.

Je vis un cauchemar". — Marie

Un cumul de deux peines pour conduites en état d'ivresse à Irun en 2012 et 2013. Elle n'a pas déménagé depuis cette condamnation, et n'a plus jamais eu de nouvelles du tribunal de San Sébastian. Et elle ignorait totalement qu'elle faisait l'objet de ce mandat d'arrêt européen émis par les autorités espagnoles en juin dernier. Elle a donc été arrêtée, puis remise en liberté sous contrôle judiciaire. Le 16 octobre dernier à Pau, la chambre de l'instruction de la cour d'appel a examiné la requête de son voisin. La juridiction doit donc rendre sa décision ce 2 novembre.

J'ai très peur pour moi, mes filles, et les gens qui m'entourent. Ça me ronge. Je suis obligée de prendre des cachets pour dormir. Je pleure beaucoup. J'ai très peur. C'est un cauchemar. J'étais à des millions d'années lumières de penser qu'on me recherchait en Espagne, sinon je ne serais jamais allée à l'aéroport avec ma fille. Je me suis jetée dans la gueule du loup". — Marie, sur France Bleu Béarn

Marie est terrorisée à l'idée de devoir aller en prison en Espagne

Le 16 octobre, l'avocat général a demandé aux juges de remettre Marie aux autorités espagnoles. Les magistrats rendent leur décision ce mercredi.