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Marine Le Pen mise en examen pour avoir relayé des photos d'exactions du groupe État islamique

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La présidente du Front national Marine Le Pen a été mise en examen jeudi par un juge de Nanterre pour la diffusion, en décembre 2015, de photos d'exactions du groupe Etat islamique sur Twitter, a-t-on appris auprès du parquet.

Photos d'exactions de l'EI sur Twitter : Marine Le Pen est mise en examen.
Photos d'exactions de l'EI sur Twitter : Marine Le Pen est mise en examen. © AFP - Philippe LOPEZ

Marine Le Pen a été mise en examen jeudi pour "diffusion d'images violentes", un délit passible de 3 ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. En janvier, le député apparenté FN du Gard Gilbert Collard avait été mis en examen pour le même motif. 

"Dans d'autres pays ça me vaudrait une médaille"

"Je suis mise en examen pour avoir dénoncé l'horreur de Daech (acronyme arabe de l'EI, NDLR). Dans d'autres pays ça me vaudrait une médaille", a-t-elle réagi auprès de l'AFP. "La persécution politique n'a même plus la limite de la décence", a-t-elle ajouté. 

Le 16 décembre 2015, la chef de file de l'extrême droite française avait tweeté des photos issues de la propagande de l'organisation jihadiste État islamique, en réponse à un journaliste de BFMTV-RMC qu'elle accusait d'avoir "fait un parallèle" entre l'EI et le FN. Évoquant un "dérapage inacceptable" et des "propos immondes", Marine Le Pen avait posté sur son compte trois photos mentionnant le journaliste, Jean-Jacques Bourdin, avec le texte "Daech c'est ça !". Les photos montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d'un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo du journaliste américain James Foley, le corps décapité et la tête posée sur le dos. 

Quelques semaines après les sanglants attentats jihadistes de Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015 (130 morts et des centaines de blessés), ces publications avaient immédiatement soulevé un tollé au sein de la gauche, alors au gouvernement, et de la droite, mais aussi au-delà du monde politique. Le parquet de Nanterre avait lancé le jour même une enquête pour "diffusion d'images violentes" suite à un signalement des clichés par le ministre de l'Intérieur d'alors, Bernard Cazeneuve, à la direction de la police judiciaire.

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