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Faits divers – Justice

Marine Le Pen renvoyée en correctionnelle pour avoir diffusé des images d’exactions commises par l'EI sur Twitter

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Par , France Bleu

La présidente du Rassemblement National Marine Le Pen a été renvoyée en correctionnelle pour avoir diffusé en décembre 2015 des photos d'exactions du groupe jihadiste État Islamique (EI) sur son compte Twitter a appris l'AFP ce mercredi.

Marine Le Pen lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 28 mai 2019
Marine Le Pen lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 28 mai 2019 © Maxppp - Christophe Morin

Mise en examen pour avoir diffusé des photos d'exactions du groupe Etat islamique sur Twitter en 2015, Marine Le Pen va devoir répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel de Nanterre. La présidente du Rassemblement national est renvoyée en correctionnelle pour "diffusion d'images violentes" indique l'AFP ce mercredi, confirmant une information de BFMTV. La juge d'instruction a basé sa décision sur un article du code pénal punissant la diffusion de messages violents susceptibles d'être vus par un mineur. Le parquet de Nanterre avait requis un renvoi pour la patronne du parti d'extrême-droite et le député RN Gilbert Collard, qui avait diffusé des images similaires le même jour, en décembre dernier.

Renvoyée en correctionnelle pour "diffusion d'images violentes"

Le 16 décembre 2015, Marine Le Pen avait diffusé sur son compte Twitter une série de photos de propagande du groupe État Islamique (EI), en réponse au journaliste Jean-Jacques Bourdin qu'elle accusait d'avoir "fait un parrallèle" entre l'EI et le RN (alors FN). En-dessous des clichés, elle avait écrit : "Daech (nom arabe de l'EI, NDLR), c'est ça !" Les photos montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d'un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo du journaliste américain James Foley, le corps décapité et la tête posée sur le dos.

Quelques semaines après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, la publication de ces images très violentes avait suscité de vives réactions au sein de la classe politique notamment.