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Marina Petrella, habitante de Seine-Saint-Denis et ex-membre des Brigades rouges, a été interpellée

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Sept Italiens, ex-militants ou ex-membres des "Brigades Rouges", condamnés pour des actes de terrorisme commis dans les années1970-1980 en Italie, ont été interpellés ce mercredi, en France. Parmi eux, Marina Petrella, une habitante de Seine-Saint-Denis.

Paris, 24/07/2008. Rassemblement en faveur de Marina Petrella organise par le comité de soutien à l'ex-membre des Brigades rouges contre son expulsion en Italie.
Paris, 24/07/2008. Rassemblement en faveur de Marina Petrella organise par le comité de soutien à l'ex-membre des Brigades rouges contre son expulsion en Italie. © Maxppp - Maxppp

Sept Italiens condamnés par la justice de leur pays pour des actes de terrorisme et faisant l'objet d'un mandat d'arrêt ont été interpellés, ce  mercredi 28 avril 2021 en France, ont annoncé ce matin le parquet de Paris et la présidence de la République.

Il s'agit de cinq hommes et de deux femmes, âgés de 63 et 77 ans, ex-militants ou ex-membres des Brigades rouges, une organisation d'extrême-gauche reconnue coupable de nombreux attentats commis en Italie dans les années 1970-1980. Trois autres anciens "brigadistes", visés par un mandat d'arrêt, n'étaient pas à leur domicile et sont toujours recherchés. 

Parmi ces personnes interpellées, une habitante de Seine-Saint-Denis : Marina Petrella. Née à Rome le 23 août 1954, elle a été condamnée à la perpétuité pour le meurtre, en décembre 1980, d'un général des carabiniers, Enrico Galavigi, ainsi que pour l'enlèvement d'un magistrat en 1982, une tentative d'homicide la même année contre un vice-préfet de police de Rome, l'enlèvement d'un responsable de la Démocratie chrétienne près de Naples et le meurtre de ses deux gardes du corps.

L'ancien président socialiste François Mitterrand s'était engagé verbalement en 1985 à ne pas extrader les anciens activistes italiens d'extrême-gauche réfugiés en France, à l'exception de ceux ayant commis des crimes de sang. En 2008, Marina Petrella était sur le point d'être remise à l'Italie, mais le président Nicolas Sarkozy avait décidé à l'époque de ne pas appliquer le décret d'extradition en raison de sa santé très dégradée

La décision de transmettre au Parquet ces dix noms, sur "des demandes italiennes qui portaient à l'origine sur 200 individus", "a été prise par le président et s'inscrit strictement dans la doctrine Mitterrand" datant de 1985 et consistant à accorder l'asile aux ex-brigadistes sauf pour les crimes de sang, a précisé l'Élysée. "Le président a souhaité régler ce sujet, comme l'Italie le demandait depuis des années", a ajouté la présidence française.

Marina Petrella s'était installée il y a plusieurs années à Saint-Denis. Elle avait été la compagne d'un responsable de la section locale de la CGT 93. Selon une source proche du dossier, elle travaille comme assistante sociale dans le XXe arrondissement de la capitale. Un rassemblement pour demander la "libération" de Marina Petrella était organisé ce mercredi après-midi par ses soutiens devant la mairie de Saint-Denis. 

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