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Faits divers – Justice

Marne : les anciens salariés de Bosal le Rapide attendent que justice soit rendue

jeudi 7 septembre 2017 à 18:11 Par Sophie Constanzer, France Bleu Champagne-Ardenne

Les anciens salariés de Bosal le Rapide à Beine-Nauroy dans la Marne espèrent une condamnation de leurs ex-dirigeants, accusés d'avoir provoqué la faillite de l'entreprise. Le tribunal correctionnel de Reims doit rendre sa décision ce vendredi, 3 ans et demi après la fermeture du site.

Les anciens salariés de Bosal le Rapide à Beine-Nauroy dans la Marne espèrent une condamnation de leurs ex-dirigeants, accusés d'avoir provoqué la faillite de l'entreprise.
Les anciens salariés de Bosal le Rapide à Beine-Nauroy dans la Marne espèrent une condamnation de leurs ex-dirigeants, accusés d'avoir provoqué la faillite de l'entreprise. © Maxppp - Remi WAFFLART

Reims

C'était au printemps 2014. L'entreprise Bosal le Rapide à Beine-Nauroy dans la Marne ferme définitivement ses portes provoquant le licenciement des 58 derniers salariés de l'usine. Accusés de faillite frauduleuse, le groupe Bosal -dont le siège est aux Pays-Bas- et 3 ex-dirigeants sont jugés pour complicité de banqueroute. A l'audience en juin dernier, le procureur de la République avait requis des peines de prison avec sursis allant de 8 mois à un an, et une amende de 4,7 millions d'euros à l'encontre du groupe Bosal. Les salariés qui avaient occupé puis menacé d'incendier leur usine en mars 2014 attendent aujourd'hui une condamnation et une amende lourde. Le tribunal doit rendre sa décision ce vendredi 8 septembre.

Moi mon but c'est que le groupe Bosal, il paye, il paye, il paye -- Jean-Jacques, ancien de chez Bosal le Rapide

Parmi les anciens salariés qui ont suivi l'audience en juin dernier, Jean-Jacques, 16 ans de carrière chez Bosal le Rapide. "Moi mon but c'est que le groupe Bosal, il paye, il a paye, il paye...", souligne cet ancien salarié, qui rappelle que le groupe Bosal avait fait "17 millions de bénéfices" lorsque lui et ses camarades ont été licenciés en 2014. Et depuis, lui et les 57 autres salariés n'ont toujours touché aucune indemnité pour licenciement abusif.

Les prud'hommes, ce sera la prochaine étape... "Le problème avec la justice française, c'est qu'il faut y aller étape par étape... là ça fait déjà 3 ans et demi ! moi ça va, parce que ma femme elle travaille, moi je travaille en intérim... mais j'ai des collègues depuis leur licenciement ils ont jamais rebossé donc quand on voit ça c'est aberrant... ", explique non sans amertume Jean-Jacques qui travaille en intérim depuis 18 mois. Les anciens de Bosal le Rapide licenciés en 2014 réclamaient le même traitement que leurs collègues licenciés deux ans plus tôt, en 2012 : ils n'ont jamais obtenu gain de cause.

Prochaine étape après le Conseil d'Etat et le tribunal correctionnel pour les 58 ex-Bosal licenciés en 2014 : les prud'hommes donc pour demander des indemnités dignes de ce nom. "La fin de l'histoire elle est attendue : par moi parce que je veux savoir le devenir de mes copains... mais je pense que c'est aussi important au niveau financier parce que derrière ils ont subi un gros préjudice...", souligne de son côté Laurent Gérardin, ex-salarié de chez Bosal le Rapide et ancien délégué du personnel, qui est parti avec le premier plan de licenciements en 2012.