Faits divers – Justice

Trois jeunes interpellés après des violences dans un camp rom à Marseille

Par Valentine Joubin et Maud De Bourqueney, France Bleu Provence et France Bleu mercredi 17 août 2016 à 19:20

Plus de 150 Roms, hommes, femmes et enfants vivent dans ce bidonville du boulevard Magalon, dans le 15e arrondissement de Marseille
Plus de 150 Roms, hommes, femmes et enfants vivent dans ce bidonville du boulevard Magalon, dans le 15e arrondissement de Marseille © Radio France - Maud de Bourqueney

La police a arrêté trois jeunes, ce mercredi, après plusieurs altercations dans un camp rom du 15e arrondissement de Marseille. Un quartier en proie à de vives tensions.

Trois jeunes ont été interpellés ce mercredi après une série d'attaques contre un camp de Roms situédans les quartiers nord de Marseille.

La première altercation a eu lieu lundi soir peu avant 22 h. Un Rom de 40 ans est blessé au bras par un katana (un sabre japonais), selon le parquet. Puis, vers minuit, plusieurs Roms reçoivent des tirs de plombs.

Selon les enquêteurs il s'agit d'un accident, mais les habitants du camp évoquent, eux, une nouvelle attaque. Un cocktail Molotov a également également lancé mais sans exploser. Au total, sept personnes ont été hospitalisées dans la soirée. Le lendemain, mardi, des pierres sont de nouveau lancées dans le camp.

"Il faut s'attendre au pire, ça va péter." - Farid, un restaurateur du quartier

Dans ce camp installé boulevard de Magalon, en face du métro Bougainville (15e arrondissement), vivent plus de 150 familles, dans des cabanes de bois et de tissus : des hommes, des femmes et des enfants qui n'ont pas compris ce qui leur est arrivé lundi soir : "Des gens sont arrivés avec des armes à feu, des grenades et des bouteilles lacrymogène, ça a fait un vacarme ici.", raconte une des victimes.

Mais cette attaque ne surprend pas certains riverains du bidonville comme Farid, particulièrement virulent : "C'est pas propre, ça vole, ça casse. Il faut s'attendre au pire, ça va péter."

Pour Abderamane, qui vit également dans le quartier, ces violences n'auraient pas eu lieu si la police était intervenue plus tôt : "Nous, on travaille, on est tranquille et on entend les arabes qui se battent avec les Roumains". Ce mercredi, la police de Marseille a précisé qu'elle avait renforcé la surveillance autour du camp rom.