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Faits divers – Justice

Marche blanche en hommage aux trois jeunes abattus à la cité des Lauriers à Marseille

samedi 7 novembre 2015 à 22:04 Par Maud De Bourqueney, France Bleu Provence et France Bleu

Quelque 700 manifestants ont défilé en silence sur la Canebière samedi après-midi à Marseille. Une marche blanche organisée par les familles des victimes abattues il y a deux semaines à la cité des Lauriers. Trois jeunes, dont deux mineurs de 15 ans.

Les familles des trois victimes de la cité des Lauriers mènent la marche
Les familles des trois victimes de la cité des Lauriers mènent la marche © Radio France - Maud de Bourqueney

Marseille, France

Des roses blanches à la main, ils ont marché pour Kamal, Enfaïdine et Malik. Familles, proches, amis, voisins, tous sont venus dire leur tristesse et leur ras-le bol. "Nos enfants sont en danger" inscrit comme un cri d'alerte sur une banderole". A l'avant du cortège, les familles brandissent les photos des trois victimes.

Dimanche 25 octobre, il est deux heures du matin dans la cité des Lauriers quand plusieurs individus ouvrent le feu sur trois jeunes, dans une cage d'escaliers. Une vingtaine de cartouches de 9mm, ont été retrouvées sur place.

Le procureur a vite réfuté la thèse du règlement de compte lié à la drogue, privilégiant celle de victimes collatérales. Reste une grande colère dans ces quartiers Nord de Marseille qui se sentent abandonnés. "C'est devenu banal" se plaint Inès "mais non c'est pas banal ! Que ce soit un enfant ou un adulte, on ne peut pas accepter une mort".

700 manifestants suivent les familles endeuillées - Radio France
700 manifestants suivent les familles endeuillées © Radio France - Maud de Bourqueney

Des roses à la mer

Beaucoup défendent la mémoire de ces jeunes, comme Greg, surveillant au collège Diderot, où étudiait le petit Kamal, 15 ans: "Il était super intelligent. Un enfant un peu comme tout le monde, turbulent mais pas un voyou. Il n'a jamais touché à la drogue !

Et face au vrai trafic de drogue, les habitants ont aussi leur réponse. "Si l'Etat ne veut pas de crapuleux, il faut aider les quartiers et les jeunes !" lance Farida, au milieu de la foule.

Après avoir traversé la Canebière, les 700 manifestants ont ensuite jeté des roses dans le Vieux-Port.