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Masques falsifiés : enquête ouverte pour "tromperie et pratique commerciale douteuse"

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Par , France Bleu Berry, France Bleu

Une enquête est menée pour faire la lumière sur les pratiques de l'usine Coveix, à Châteauroux. Des salariés dénoncent les méthodes de la direction qui consistaient à importer des masques chinois et à les faire passer pour une production française.

Masque chirurgical (photo d'illustration)
Masque chirurgical (photo d'illustration) © Radio France - Tony Selliez

C'est une affaire qui risque de faire parler longtemps, en pleine crise sanitaire et lutte contre l'épidémie de Covid-19. Des masques importés de Chine ont été reconditionnés dans des boîtes estampillées "Made in France". La combine se faisait dans l'entreprise Coveix située à Châteauroux, avenue Pierre de Coubertin. Le sujet est suffisamment pris au sérieux pour qu'une enquête soit ouverte par le parquet de l'Indre. Deux motifs sont cités : "tromperie et pratique commerciale trompeuse" ; ainsi que "commerce et escroquerie aggravée au préjudice de l'Etat". Sur leur emballage français, les masques Coveix promettent une filtration à 99% et une production française

Les conditions de travail pointées du doigt par les salariés

Une action groupée va être menée par une dizaine de salariés devant les prud'hommes. Ils réclament le versement de salaires en retard. Certains n'ont pas de fiche de paie. Les témoignages recueillis font état de salariés qui se sont sentis exploités et manipulés par la direction de Coveix pendant six mois. "Je n'ai jamais vu une entreprise gérée comme ça. Je n'ai jamais vu un patron comme ça. On était ses esclaves", estime Brandon. Il dit avoir été obligé d'acheter lui-même des gants de protection en avançant son propre argent avant de se faire rembourser.

Les salariés sont soutenus par la CGT de l'Indre. "Nous sommes en guerre face à cette pandémie. En même temps, des gens se sont engouffrés dans la brèche et sont prêts à tout pour faire de l'argent. Ils se font de l'argent sur le dos des salariés et sur le dos des citoyens", accuse Dominique Guillaume, membre du syndicat. 

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