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Faits divers - Justice

Procès de l'abattoir de Mauléon : "Il fallait aller vite" reconnait l'un des salariés

Le procès des employés et de l'ancien directeur de l'abattoir de Mauléon s’est ouvert ce lundi devant le tribunal correctionnel de Pau (Pyrénées-Atlantiques). En mars 2016, l'association L214 y avait filmé des animaux maltraités.

Le palais de justice de Pau
Le palais de justice de Pau © Radio France - Paul Nicolai

Pau, France

Deux ans et demi après la diffusion d'images choc d'animaux maltraités, des employés et l'ex-directeur de l'abattoir de Mauléon s'est ouvert ce lundi. Sur le banc des prévenus, trois salariés (un quatrième est absent) et l'ancien directeur du site. L'abattoir est également cité à comparaître comme personne morale. Contre les prévenus, 11 parties civiles dont l'association L. 214. C'est ce mouvement "vegan" (contre la consommation de viande) qui a accumulé des heures de vidéos accusatrices. 

Ces images proviennent de caméras disposées clandestinement dans l'abattoir de Mauléon en 2016. Diffusées en mars 2016 elles révèlent le spectacle d'animaux maltraités, des agneaux rudoyés, à peine étourdis avant d'être accrochés d'une patte sur la chaîne d’équarrissage. Cette diffusion provoque un choc, et pas seulement sur les réseaux sociaux. Une partie de ces vidéos, une trentaine de minutes, ont été diffusées lors du procès de Pau.

L'agneau écartelé, c'est vraiment un accident — Jean-Michel Arayet, maire de Ordiarp

Jean-Michel Arayet, maire de Ordiarp, à propos des vidéos de L.214

Procès de deux jours

Reporté deux fois déjà, le procès de Pau a débuté enfin ce lundi. Il doit durer jusqu'à mardi. Ce sont les services vétérinaires qui ont d’abord témoigné dans la matinée suivis par trois des employés. L'un d'entre eux explique avoir été "tout seul pour trois postes". Un autre reconnait que "le matériel [de l'abattoir] n’était pas adapté". Tous disent : "il fallait aller vite dès 4 heures du matin".

Les prévenus - Radio France
Les prévenus © Radio France - Paul Nicolai

Le directeur de l'abattoir, désormais à la retraite, reconnait le manque de personnel durant une période d'intense activité (avant Pâques). Au tribunal correctionnel les prévenus sont soutenus, notamment par cette éleveuse de Soule, Dorothée Nabarra. Elle est venue défendre les employés de l'abattoir. Dans la salle des pas perdus, le ton est parfois monté entre les éleveurs et les membres de l'association L.214.

Ces gens-là ne connaissent rien de ma réalité. — une éleveuse de brebis à propos de L.214

Dorothée Nabarra, éleveuse de brebis en Soule

Les chefs d'inculpation

Tous les prévenus sont poursuivis pour "mauvais traitement infligés sans nécessité à un animal domestique". Autre chefs d'inculpation : "absence de précaution ou d'étourdissement préalable, saignée tardive". L'abattoir et l'ex-directeur sont poursuivis pour "tromperie sur la nature, la qualité, l'origine ou la quantité d'une marchandise". 

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