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Maxime Beux éborgné à Reims : décision sur le renvoi aux assises du policier le 1er juillet

Plus de cinq ans après les affrontements entre supporters du SC Bastia et forces à l'ordre à Reims après un match de Ligue 1, le policier accusé d'avoir éborgné Maxime Beux devrait être fixé sur son sort le 1er juillet. Les avocats du fonctionnaire ont fait appel de son renvoi devant les assises.

Le supporter Maxime Beux à Bastia.
Le supporter Maxime Beux à Bastia. © AFP - PASCAL POCHARD CASABIANCA

Le fonctionnaire de police de Reims accusé d'avoir éborgné Maxime Beux en février 2016 sera t-il renvoyé devant une cour d'assises ? C'est ce qu'a ordonné le juge d'instruction en février dernier mais les avocats du policier ont fait appel de la décision. Appel examiné sans public, par la chambre du conseil de la cour d'appel de Reims ce mercredi 12 mai. 

C'est à la suite de heurts avec les forces de l'ordre, en marge d'une rencontre de Ligue 1 de football entre le Stade de Reims et le Sporting Club de Bastia en février 2016, que le supporter bastiais Maxime Beux a perdu l'usage de son oeil gauche. Le fonctionnaire de police est accusé de "violences volontaires avec usage ou menace d'une arme ayant entraîné une mutilation permanente". La décision sera rendue le 1er juillet

Nous attendons sereinement que justice passe -- Me Genuini, l'avocat de Maxime Beux

"Les débats ont suivi leur cours, chacun est resté sur ses positions, nous attendons sereinement que justice passe et que la vérité éclate, je crois qu'un procès d'assises est proche nous sommes confiants", souligne ce mercredi Maître Benjamin Genuini. 

Ce soir du 13 février 2016, après le coup de sifflet final, un petit groupe de supporters du SC Bastia quitte le stade et se dirige vers le centre ville de Reims, suivi de près par les forces de l'ordre. Parmi eux : Maxime Beux, 22 ans, qui raconte qu'arrivé sur le Cours Langlet, il est en train de courir quand il est percuté de plein fouet par ce qu'il croit être au départ un tir de flashball. Il perd l'usage de son oeil gauche et il s'agissait donc en réalité d'un coup de matraque télescopique. 

Deux expertises médicales 

"Maxime Beux il a été frappé de dos, donc au départ légitimement il pouvait penser à un flashball mais la réalité des investigations, les expertises médicales -il y en a eu deux-, les confrontations, ont toutes permis de considérer que la blessure a été causée par un coup de matraque télescopique qui est venue éclater son oeil gauche", précise Me Genuini. La version de Maxime Beux -celle d'une bavure policière- n'a jamais changé et elle a toujours été contestée par le policier de la Brigade anti-criminalité (BAC). 

Le débat porte sur les conditions d'utilisation de cette arme, la matraque télescopique. "L'utilisation d'une arme de défense qu'il a la possibilité de porter, d'user, conformément à la loi", précise l'avocat du policier Me Nicolas Brazy. Le juge d'instruction a estimé que Christophe Mercier n'était pas en état de légitime défense. Tandis que ses avocats estiment qu'il n'a pas visé l'oeil et que c'est en se retournant que Maxime Beux a reçu le coup à l'oeil gauche. Débat qui sera tranché par la justice. 

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