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Faits divers – Justice

Médicament au volant : une peine sévère réclamée à Brest

jeudi 17 mai 2018 à 21:20 Par Valérie Le Nigen, France Bleu Breizh Izel

Le délibéré dans l'affaire de la conductrice impliquée dans un accident mortel alors qu'elle était sous psychotrope sera rendu le 3 juillet par le Tribunal de Grande Instance de Brest. A l'audience, le ministère public a réclamé 3 ans de prison dont 2 avec sursis.

Les parents d' Owen
Les parents d' Owen © Radio France - Valérie Le Nigen

Brest, France

A l'audience, la conductrice poursuivie pour homicide involontaire,  semblait dans " une bulle", aussi indifférente que décrite par les témoins le jour de l'accident, le 27 juin 2012.  A la barre, Odette L.B  affirme ne pas avoir vu le pictogramme sur la boite du somnifère, le Zolpidem.  C'est un triangle noir sur fond rouge qui indique : " Attention danger. Ne pas conduire."

Six ans de combat pour changer la législation

Depuis six ans, les parents d' Owen se battent pour obtenir un changement de législation : une interdiction de conduire plutôt qu'une recommandation. Ils souhaiteraient que la loi change et permette des poursuites pour homicide involontaire avec circonstance aggravante, comme c'est le cas pour un conducteur imbibé d'alcool ou de cannabis.  Dans une salle d'audience où chacun retient son souffle, la mère d'Owen, Marie, évoque la mémoire de son fils "pétillant". Elle parle  des "coups de poignard" reçus depuis six ans. Elle dénonce l'attitude de la gendarmerie : "le jour de l'accident, mon mari n'a pas eu le droit d'approcher de son fils mourant. Owen, lui, devait entendre les propos odieux de la conductrice, lorsqu'elle a appelé son mari pour parler des "emmerdes à répétition" ou quand elle n'arrêtait pas de demander quand elle allait pouvoir s'en aller car " elle était pressée"".  A l'audience, Odette L.B ne se souvient pas de grand chose. Elle ne prononce aucun regret et se plaint de la lenteur de la justice : " Six ans, c'est pénible".

De la prison ferme requise

Nathalie Le Clerc'h, vice-procureure a requis trois ans de prison dont 2 avec sursis en s'interrogeant sur la législation.  L'avocat de la défense maitre Labat, a estimé qu'une peine de prison ferme serait "surréaliste." L'affaire a été mise en délibéré au 3 juillet.