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Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire du crassier d'ArcelorMittal Florange

Menaces contre ArcelorMittal : quatre mois de prison avec sursis requis contre le lanceur d'alerte Karim Ben Ali

mercredi 20 février 2019 à 19:40 - Mis à jour le mercredi 20 février 2019 à 16:00 Par Cécile Soulé, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu

Quatre mois de prison avec sursis ont été requis ce mercredi au tribunal correctionnel de Thionville à l'encontre de Karim Ben Ali. Le lanceur d'alerte était jugé pour des menaces proférées le 8 janvier devant ArcelorMittal Florange. Jugement attendu mardi 5 mars.

Karim Ben Ali devant le tribunal de Thionville
Karim Ben Ali devant le tribunal de Thionville © Radio France - Cécile Soulé

Thionville, France

Pas très à l'aise au milieu du tribunal, Karim Ben Ali, en veste et baskets, s'avance à la barre pour expliquer qu'il s'est emporté le 8 janvier dernier devant l'entrée d'ArcelorMittal Florange, l'entrée des Grands Bureaux, le siège administratif. À l'un des salariés du groupe sidérurgique, l'ancien chauffeur intérimaire aujourd'hui au chômage avait dit notamment qu'il allait "faire exploser" l'une des installations du site classé Seveso, la cokerie (où le charbon est chauffé à très haute température). "J'ai dit ça parce que j'étais à bout" explique le lanceur d'alerte qui a dénoncé il y a près de deux ans une pollution à l'acide sur le crassier d'ArcelorMittal et qui trouve que "la justice n'avance pas". Suite aux menaces qu'il a proférées, Karim Ben Ali s'est excusé à l'audience. 

L'avocat d'ArcelorMittal, Me André Souman, n'a pas demandé d'indemnisation, simplement l'interdiction pour Karim Ben Ali "d'approcher du site". "Quelle que soit sa situation matérielle et psychologique, ce comportement ne se justifie pas", avance de son côté la procureure de la République de Thionville, Christelle Dumont, qui requiert quatre mois avec sursis, avec obligation d'un suivi médical. 

Une procédure disproportionnée - l'avocat de Karim Ben Ali Me Brengarth

L'avocat de Karim Ben Ali, Me Vincent Brengarth, demande sa relaxe et dénonce "une procédure disproportionnée" alors que le lanceur d'alerte attend toujours un procès suite aux faits qu'il a dénoncés. Selon le parquet, ArcelorMittal sera renvoyé devant le tribunal correctionnel, a priori d'ici cet été, mais seulement pour "gestion irrégulière des déchets", la justice ayant conclu qu'il n'y avait pas eu pollution. 

Le Mosellan a également porté plainte en décembre pour "mise en danger et atteinte volontaire à l'intégrité de la personne, et pour infraction aux règles de la sécurité et de la santé". Il affirme qu'il n'avait pas d'équipement adapté lors de ses missions chez ArcelorMittal.