Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Affaire du crassier d'ArcelorMittal Florange

Menaces contre ArcelorMittal : le lanceur d'alerte Karim Ben Ali relaxé

Poursuivi pour des menaces proférées le 8 janvier devant ArcelorMittal à Florange, Karim Ben Ali a été relaxé ce mardi par le tribunal correctionnel de Thionville.

Karim Ben Ali a dénoncé des agissements d'Arcelor Mital.
Karim Ben Ali a dénoncé des agissements d'Arcelor Mital. © Radio France - Cécile Soulé

Thionville, France

Soulagement pour Karim Ben Ali, cet ancien chauffeur intérimaire qui a dénoncé en 2017 des déversements de produits sur le crassier d'ArcelorMittal Florange en Moselle. Jugé le 20 février pour des menaces contre l'entreprise, il a été relaxé ce mardi par le tribunal correctionnel de Thionville. Une peine de quatre mois de prison avec sursis avait été requise.

"La justice a compris que je n'étais pas une personne violente, c'était des mots, que je regrette", a réagi Karim Ben Ali, "mais je n'ai touché personne". "Soulagé" à la sortie de l'audience, "mon casier judiciaire reste vierge" ajoute-t-il dans un sourire. 

Le 8 janvier, devant l'entrée des Grands Bureaux, le siège administratif, il avait notamment menacé de "faire exploser" l'une des installations du site classé Seveso. "Je suis à bout" a expliqué le lanceur d'alerte, "Arcelor m'a broyé jusqu'au bout, ça fait deux ans que cette histoire tourne." 

Le dossier n'est pas refermé pour autant. Le Mosellan a porté plainte en décembre pour "mise en danger et atteinte volontaire à l'intégrité de la personne, et pour infraction aux règles de la sécurité et de la santé". Il affirme qu'il n'avait pas d'équipement adapté lors de ses missions chez ArcelorMittal. Quant aux déversements sur le crassier, une enquête pour "atteinte à l'environnement" a conclu en septembre 2018 qu'il s'agissait non pas de rejets d'acide mais "d'eaux usées".  Mais, selon le parquet, ArcelorMittal devrait être renvoyé devant le tribunal correctionnel dans les prochains mois pour "gestion irrégulière de ses déchets", un délit passible de deux ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.