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Menaces d'attentats à Canet-en-Roussillon et Argelès-sur-Mer : sept mois de prison avec sursis pour le corbeau

Par Sarah Gilmant, France Bleu Roussillon jeudi 25 août 2016 à 12:28 Mis à jour le jeudi 25 août 2016 à 20:25

Le palais de justice de Perpignan
Le palais de justice de Perpignan © Radio France - Michel Clementz

Damien Negre, un habitant de Villelongue-de-la-Salanque, était l'auteur des lettres de menaces reçues par les maires de Canet-en-Roussillon et d'Argelès-sur-Mer au début du mois de juillet. Mais cet homme de 34 ans n'avait qu'un seul ennemi, son ancien patron.

Tout part d'une vengeance. Les maires de Canet-en-Roussillon et d'Argelès-sur-Mer reçoivent deux des quatre courriers anonymes de menaces au début du mois de juillet.

Le corbeau demande expressément l'annulation de plusieurs festivals dans le département des Pyrénées-Orientales et notamment des Déferlantes et du festival de musique électronique Platja, sous peine de représailles. Il évoque même des attentats prévus contre ces festivals.

Le maire d'Argeles-sur-Mer, Antoine Parra

"Il a menacé directement ma personne."

Le maire d'Argelès-sur-Mer prévient immédiatement les gendarmeries et apprend qu'il n'est pas le seul à avoir reçu ce type de courrier. Les autres lettres sont envoyées au journal L'Indépendant  mais la plus importante de toutes est celle destinée à M.Garcia, son ancien employeur, actuel président de l'association Frontera. Dans cette lettre, il dit avoir la volonté "de réduire [sa] vie au néant".

Le corbeau est rapidement identifié par les autorités. Damien Nègre habite Villelongue-de-la-Salanque. Lors de sa garde à vue, il dit avoir un différend avec son ancien employeur, Frontera Production, la société organisatrice des événements visés dans les courriers de menaces.

Les regrets du corbeau

Lors de son procès, Damien Nègre a dit regretter ces lettres et n'avoir eu aucune intention de passer de passer à l'acte.

"C'était une erreur, j'ai agi sur un coup de tête."

Un geste "complètement disproportionné" selon l'avocat général. Cet ancien intermittent aurait mal vécu son remerciement au sein de l'association en 2014 et avait nourri depuis une véritable haine contre cette société et son patron.

Il a été condamné à sept mois de prison avec sursis avec l'obligation d'être suivi par un psychologue.

L'avocat de Damien Negre, Me Philippe Capsié

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