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Faits divers – Justice

Menaces de mort au Mont-Saint-Michel : l'auteur condamné à trois ans de contrainte pénale

mercredi 10 octobre 2018 à 14:06 Par Eric Turpin et Pierre Coquelin, France Bleu Cotentin, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Armorique et France Bleu

Six mois après l'évacuation du Mont-Saint-Michel à la suite de menaces de mort contre les forces de l'ordre, l'auteur a été condamné mercredi à trois ans de contrainte pénale par le tribunal correctionnel de Coutances (Manche).

Trois ans de contrainte pénale pour l'auteur des menaces de mort au Mont-Saint-Michel
Trois ans de contrainte pénale pour l'auteur des menaces de mort au Mont-Saint-Michel © Maxppp - Marc Ollivier

Le Mont-Saint-Michel, France

L'homme de 36 ans jugé pour avoir menacé de mort les forces de l'ordre en avril au Mont-Saint-Michel, provoquant l'évacuation du site, a été condamné ce mercredi à trois ans de contrainte pénale par le tribunal correctionnel de Coutances dans la Manche. Il devra aussi payer une amende de 350 euros.

La contrainte pénale inclut l'interdiction de changer d'adresse, l'obligation de de soumettre à des soins et de chercher un travail. 

La procureure avait réclamé 18 mois de prison dont six mois avec sursis, assorti d'une mise à l'épreuve à l'encontre de cet homme qu'elle a décrit comme un "marginalisé qui va finir par inquiéter". Elle a rappelé le contexte de menace terroriste. 

Lors de l'audience, l'homme s'est excusé pour son comportement. "J'étais en crise. Je venais d'apprendre que ma fille était placée", a-t-il expliqué, "Je n'ai pas voulu faire peur, juste faire mon intéressant, attirer l'attention". 

"C'est un appel au secours plus que la volonté de critiquer les forces de l'ordre. Il a besoin d'aide ce monsieur. [...] Il n'avait pas du tout conscience de la gravité des faits. Il s'est caché car il a pris peur" - Me Sabine Kragen

Le 22 avril 2018, au matin, l'homme avait lancé devant de nombreux témoins : "A mort les keufs, faut tous les buter", "il faut tuer leurs familles et leurs enfants" et avoir qualifié les forces de l'ordre de "nazi". Par précaution, le Mont-Saint-Michel avait été évacué sur l'ordre du préfet, un mois après la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, tué par un djihadiste à Trèbes, près de Carcassonne. 

Une soixantaine de gendarmes avaient été déployés et un hélicoptère avait survolé le Mont-Saint-Michel. Le suspect avait été repéré sur aire d'autoroute avant d'être interpellé dans l'agglomération de Caen.