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Menaces de mort visant le préfet : de la prison avec sursis pour une Terrifortaine

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Une restauratrice terrifortaine a été condamnée ce mercredi à six mois de prison avec sursis pour avoir proféré des menaces de mort à l'encontre du préfet du Territoire de Belfort, mi-novembre, lors d'une manifestation.

Manifestation à l'appel du collectif, le 10 novembre dernier devant la Préfecture de Belfort.
Manifestation à l'appel du collectif, le 10 novembre dernier devant la Préfecture de Belfort. © Maxppp - Michael DESPREZ

Une restauratrice terrifortaine a été condamnée ce mercredi à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Belfort, pour avoir menacé de mort le préfet du Territoire, lors d'une manifestation mi-novembre devant la préfecture, a-t-on appris de sources concordantes.

"On sait très bien que le Préfet veut notre tête à nous et à personne d’autre (...) il peut venir, il sait où on habite, pas de souci; on l’attendra, on n’a plus rien à perdre", avait déclaré cette commerçante le 14 novembre dernier, lors d'une manifestation de soutien aux entrepreneurs en difficulté devant la préfecture de Belfort.

C'est moi qui le bute, et personne d'autre

"La seule chose qui pourrait me faire vriller, c'est qu'on m'enlève mes enfants; mais là je vous jure, devant tout le monde, que c'est moi qui le bute, et personne d'autre", avait-elle ajouté. Pour avoir tenu ces propos, par ailleurs filmés et diffusés sur Facebook, elle risquait une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende.

Des faits graves qui portent atteinte à la symbolique républicaine (Eric Plantier)

Interpellée et placée en garde à vue en début de semaine, la restauratrice a reconnu les faits. Elle a été présentée devant le procureur ce mercredi, lors d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

"Vous n’avez sans doute pas manqué de constater en préfecture de Belfort la présence d’une plaque à la mémoire du préfet Erignac, abattu le 06 février 1998", rappelle Eric Plantier, le procureur de la République de Belfort

"Considérant la gravité de ces faits au regard de l’atteinte qu’ils portent à la symbolique républicaine, je lui ai proposé une peine à hauteur de six mois d’emprisonnement assorti d’un sursis simple", précise-t-il. "Cette peine a été acceptée par l’intéressée puis homologuée par le président du tribunal".

Des relations tendues avec la préfecture

La manifestation durant laquelle ces propos ont été prononcés, le samedi 14 novembre, était organisée par Le collectif des entreprises et des salariés en difficulté, dont la commerçante fait partie. Cette manifestation avait rassemblé ce jour-là environ 70 personnes, parmi lesquelles plusieurs figures du mouvement des gilets jaunes en Franche-Comté.

C'est ce même collectif qui avait été reçu en Préfecture au printemps dernier, lors du premier confinement. Mais au fil des mois, les relations s'étaient tendues avec les autorités locales.

Après une première manifestation déclarée le 9 novembre dernier, Place de la République, les membres du collectif ont ensuite décidé d'occuper les lieux, "ce qui n'était pas autorisé dans un contexte de confinement", précise la préfecture, malgré l'accord qui avait été donné par écrit par la municipalité.

Les manifestants ont été verbalisés à plusieurs reprises sur place par les forces de l'ordre, pour non-respect du confinement. Ils ont finalement quitté l'emplacement le 17 novembre, après avoir passé dix jours sur place.

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