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Faits divers – Justice DOSSIER : Nordahl Lelandais

Menaces, insultes et faux comptes : la haine envers Nordahl Lelandais et sa famille s'étale sur Internet

Six mois après le meurtre de Maëlys, des flots d'insultes se déversent quasi quotidiennement sur les réseaux sociaux. Certains internautes se font même passer pour des membres de la famille Lelandais via de faux comptes Facebook.

Menaces, insultes et faux comptes : la haine envers Nordahl Lelandais et sa famille s'étale sur Internet (illustration)
Menaces, insultes et faux comptes : la haine envers Nordahl Lelandais et sa famille s'étale sur Internet (illustration) © Getty -

Domessin, France

L'audition de Nordahl Lelandais n'aura pas duré plus d'une demi-heure, ce jeudi, au palais de justice de Grenoble. Les enquêteurs cherchent toujours à déterminer les circonstances du meurtre de la petite Maëlys. Nordahl Lelandais a reconnu avoir tué la fillette de neuf ans en août 2017 AU Pont-de-Beauvoisin, mais il n'a pas donné plus de détail. 

Cet épisode a entraîné une énième vague de commentaires sur les réseaux sociaux, notamment sous les articles de presse publiés sur Facebook. Plus de six mois après le meurtre de Maëlys, l'affaire fait toujours autant réagir.

"Espèce de petite..."

Sur Internet, certains n'hésitent pas à exprimer leur colère. Dans cette affaire, Nordahl Lelandais, bien sûr, est la cible numéro un. Les internautes les moins virulents se contentent de réclamer la prison à vie, via par exemple une pétition lancée la semaine dernière. Mais parfois, cela va bien au-delà. Entre les insultes et les menaces, des torrents de haine se déversent sur les réseaux sociaux. Ci-dessous, un internaute souhaite que Nordahl Lelandais se fasse violer en prison. D'autres ont choisi de s'exprimer en vidéo.

Les noms et les insultes ont été masqués - Aucun(e)
Les noms et les insultes ont été masqués - Capture d'écran Instagram

"Les faits divers ont toujours attiré et catalysé les commentaires, explique Benjamin Pichto, avocat et spécialiste des réseaux sociaux. C'est un élément sur lequel chacun peut se faire une idée d'une manière assez radicale et assez facile. Par ailleurs, il y a des infractions qui attirent plus ou moins la haine. Tout ce qui concerne l'enfance, qui est considérée comme pure et intouchable dans notre société, implique une réprobation supplémentaire."

"Fosse septique"

La famille de Nordahl Lelandais est également prise pour cible sur les réseaux sociaux, comme le montrent ces captures d'écran.

Les insultes et les noms ont été masqués - Aucun(e)
Les insultes et les noms ont été masqués - Capture d'écran Facebook
Les noms et les insultes ont été masqués - Aucun(e)
Les noms et les insultes ont été masqués - Capture d'écran Facebook

"Les réseaux sociaux sont une machine à produire du lien, y compris dans la haine, explique Stéphane Hugon, sociologue spécialiste des réseaux sociaux. Ils agissent comme une forme de liant, une manière de reproduire une communauté qui vient d'être ébranlée. Il ne faut pas oublier qu'un vrai procès, c'est une manière des'approprier et de donner du sens à l’événement. C'est ce qui est recherché par les personnes qui utilisent les réseaux sociaux pour obtenir cet équilibre."

Stéphane Hugon, sociologue spécialiste des réseaux sociaux

Sur Internet, certains sont allés jusqu'à se faire passer pour des membres de la famille Lelandais, pour exciter encore un peu plus la haine sur les réseaux sociaux et susciter des commentaires. Ainsi, quelqu'un se présentant sur Facebook comme le père du suspect a commenté des articles de France Bleu Pays de Savoie. Il s'agissait d'un faux compte. Comme celui ci-dessous, supprimé depuis, où un internaute dévoile intentionnellement l'adresse de la sœur de Nordahl Lelandais.

Le nom et l'adresse ont été masqués - Aucun(e)
Le nom et l'adresse ont été masqués - Capture d'écran Facebook

Même sur les réseaux sociaux, proférer une injure est passible de 12.000 euros d'amende. "Le fait qu'il y ait ces appels au meurtre, c'est l'antithèse absolue de l'instruction et du procès qui va avoir lieu, estime pour sa part Benjamin Pichto. Travailler dans un climat de haine, de tensions et avec la peur de la vindicte populaire, ce n'est pas ce qu'il faut à la justice."

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