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Faits divers – Justice

Mère de famille éborgnée : le procès de trois policiers et de ses deux fils ouvert aux assises

mardi 26 juin 2018 à 12:47 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

Le procès de trois policiers et deux frères de Villemomble s'est ouvert ce mardi aux assises de Seine-Saint-Denis. L'un des policiers est notamment accusé d'avoir tiré une grenade qui a éborgné la mère des deux jeunes hommes lors d'une intervention tendue.

Le palais de justice de Bobigny
Le palais de justice de Bobigny © Radio France - Rémi Brancato

Bobigny, France

Trois policiers et deux frères sont jugés par les assises de Seine-Saint-Denis, à Bobigny, depuis ce mardi matin. Les frères vivaient en 2013 à Villemomble et les policiers sont ceux qui les ont interpellé le 25 juin, il y a cinq ans. Les deux frères sont jugés notamment pour violences sur les policiers. Deux fonctionnaires sont, eux, jugés pour violences, notamment sur la fratrie. Mais l'un d'eux est accusé d'avoir lancé la grenade qui a éborgné la mère des deux jeunes hommes.

Une infirmité permanente pour la mère qui a perdu un oeil

Ce 25 juin, elle était descendu de son immeuble de Villemomble, au pied duquel son fils de 20 ans, pris pour un autre était interpellé par la police. Son frère de 19 ans s'était interposé.

"Elle ne peut toujours pas travailler aujourd'hui" a confié Philippe-Henry Honegger, un des deux avocats de la famille : "cela a des conséquences psychologiques extrêmement importantes : elle ne peut plus s'occuper comme avant de sa famille".

ECOUTER - La mère de famille a perdu un oeil lors de l'intervention de la police

Pour Daniel Merchat, qui défend le policier qui a tiré la grenade de désencerclement qui aurait causé l'infirmité permanente, rien ne permet aujourd'hui de dire que cette arme est à l'origine. "Quelle est la cause de la blessure de Madame? C'est la seule question à régler" estime l'avocat pour qui "l'usage des armes, la légitime défense" sont des points périphériques du procès. Son client encourt 15 ans de réclusion, seuls faits criminels du dossier qui ont justifié le renvoi devant une cour d'assises.

Les deux autres policiers jugés pour des violences assurent avoir agi en situation de légitime défense. Une vingtaine de personnes s'étaient interposés lors de l'intervention, très tendue et filmée par des voisins. Les  deux frères nient toute violence sur les policiers. Le procès doit durer une semaine. Le verdict pourrait intervenir mercredi 4 juillet.