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Mérignac : Thierry Millet, condamné pour abus de biens sociaux, ne sera pas candidat aux départementales

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Par France Bleu Gironde

Thierry Millet renonce à sa candidature aux élections départementales de mars prochain : le leader UDI de l'opposition municipale à Mérignac veut préparer sa défense, après sa condamnation à un an de prison avec sursis pour abus de biens sociaux. L'affaire porte sur une société dont il était le directeur général.

Thierry Millet, lors de la campagne pour les municipales, dans les locaux de FB Gironde
Thierry Millet, lors de la campagne pour les municipales, dans les locaux de FB Gironde © Radio France

Thierry Millet doit renoncer, au moins pour l'instant, à ses ambitions politiques : le chef de file UDI de l'opposition municipale à Mérignac a décidé de ne pas se présenter aux élections départementales de mars prochain, dans le 2e canton de Mérignac.

Le tribunal correctionnel de Bordeaux l'a condamné jeudi après-midi à un an de prison avec sursis, 10.000 euros d'amende et trois ans d'interdiction de gérer une entreprise, après l'avoir reconnu coupable d'abus de biens sociaux et de recel d'abus de biens sociaux. L'affaire avait été plaidée le 11 décembre dernier : elle porte sur des malversations et des détournements de fonds dans une société dont Thierry Millet  était le directeur général, et qu'il a ensuite revendue.

Cette condamnation qui n'a rien à voir avec ses mandats,  mais l'élu mérignacais, qui a décidé de faire appel, préfère se retirer de la prochaine campagne électorale pour mieux préparer sa défense.

"La justice se met clairement en travers de mon évolution politique. J'ai besoin de prendre du recul pour prouver mon innocence". — Thierry Millet

Le leader de l'opposition au Conseil municipal de Mérignac se dit estomaqué par cette condamnation.

"Même dans mes analyses les plus pessimistes, je n'avais jamais envisagé que pas un de mes arguments ne soit pris en compte. Je gère des sociétés depuis 25 ans, quand vos conseils vous disent que vous êtes un gestionnaire sérieux, vous ne pouvez pas accepter d'être condamné dans des affaires qui ne vous concernent pas".

Thierry Millet continue à se dire totalement étranger aux malversations pour lesquelles il vient d'être, selon ses propres mots, lourdement sanctionné.

"C'est une affaire qui se passe à 26 kms de mon bureau. Il n'y a pas un document, pas un paiement, pas un ordre que je n'ai signé dans cette société, tout simplement parce que je n'intervenais pas dans la gestion de cette entreprise. J'ai l'impression d'avoir été jugé plus pour que ce que je représente que ce que j'aurais fait".

Dans cette affaire, son associé, Franck Le Pellay, écope de 18 mois de prison avec sursis, 10.000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction de gérer. Trois autres prévenus sont condamnés à des peines de 10, 6 et 4 mois avec sursis.

L'UDI, qui a fait liste commune avec l'UMP et le Modem pour les élections départementales en Gironde, n'a pas encore dit quel candidat remplacerait Thierry Millet dans le 2e canton de Mérignac.

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