Mérignac : un hommage émouvant au gendarme tué par un adolescent à moto
Un hommage rendu samedi au gendarme décédé à Salles après avoir été percuté par un adolescent à moto dimanche dernier. La cérémonie a eu lieu dans la caserne Battesti de Mérignac. Elle a réuni les proches du défunt, ainsi que des centaines de gendarmes girondins.

Des roulements de tambours accompagnent l'arrivée du cercueil au milieu de la cour d'honneur de la caserne Battesti à Mérignac. Recouvert d'un drapeau bleu blanc rouge, il est porté par six gendarmes de la compagnie d'Arcachon. Après quelques minutes de silence, le général Richard Luzey, le directeur général de la gendarmerie nationale, entame son discours en hommage au gendarme tué après avoir été renversé par un adolescent à moto dimanche dernier à Salles.
Le général très ému de ce drame "soudain et imprévisible" a salué la mémoire du major : "_Un gendarme, un frère d'armes, un homme remarquable apprécié et aimé_. Nous témoignons aussi de notre reconnaissance pour le dévouement dont il a fait preuve tout au long de sa carrière. Il était dévoué à son unité, à ses camarades, à ses concitoyens, à la gendarmerie et à la France." Le général s'approche ensuite du cercueil pour remettre à titre posthume la légion d'honneur au gendarme décédé.
Nous sommes particulièrement dévastés par cette affaire." — Marie-Madeleine Alliot, procureure de Bordeaux
Le cercueil quitte la cour d'honneur de la caserne au son de la marche funèbre. Une image très forte qui a marqué la procureure de Bordeaux, Marie-Madeleine Alliot : "Lorsqu'un militaire meurt en service, c'est très difficile pour toutes les autorités de l'Etat, que ce soit la Justice ou les forces de l'ordre. Nous sommes particulièrement dévastés par cette affaire." Le parquet de Bordeaux qui a fait appel pour que le contrôle judiciaire du jeune motard mis en examen pour homicide involontaire aggravé soit renforcé. Cet appel doit être examiné dans les jours à venir par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux.
"Ce drame nous l'avons tous ressenti comme un acte criminel", Général Richard Luzey, directeur général de la gendarmerie nationale
