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Metz : un homme jugé pour avoir abusé de sa fille en quête de père

Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu mercredi 31 août 2016 à 19:32

Aurore et son père.
Aurore et son père. © Maxppp -

Un père a été jugé ce mercredi à Metz pour avoir enlevé sa fille Aurore et abusé sexuellement d'elle. Quatre ans de prison ferme ont été requis contre cet homme aujourd'hui âgé de 41 ans. En août 2013, ils avaient disparu cinq jours avant d’être retrouvés près de Lille.

L'affaire remonte au mois d'août 2013. Un père découvre sa fille Aurore quand elle a déjà 13 ans, ils n'avaient jamais eu de relation. Seulement, ils disparaissent pendant cinq jours et sont retrouvés près de Lille.

On pensait que l'histoire en resterait là, mais on découvre aujourd'hui que ce père était jugé pour atteinte sexuelle, en plus de soustraction d'enfant.

Cet été là, c'était la première fois que le père et la fille se voyaient. Lui souffre de troubles bipolaires, il a séjourné plus de 40 fois en hôpital psychiatrique, il est reconnu comme adulte handicapé. «La question de sa responsabilité pénale a d'ailleurs été posée» indique son avocat, Antoine Fittante.

Prête à tout pour tisser des liens avec son père

Aurore, elle, est en quête de son père. « Elle est prête à tout pour tisser des liens » explique son avocate, Anne Muller. C'est le complexe d'Œdipe au féminin, qu’on appelle le complexe d’Electre. Et lui abuse de la situation. Il découvre sa fille quand elle a 13 ans, il l'a considère comme son amante. C'est ainsi qu'ils entretiennent une relation déviante d'homme à femme.

Aurore a recontacté plusieurs fois son père

Ils ont continué à se voir après cette disparition de cinq jours, à s'écrire, à s'échanger des photos dénudées via Internet. La maman d'Aurore a tout fait pour protéger sa fille, même contre son gré. Elles ont déménagé trois fois, Aurore a été envoyée dans les Vosges. Mais à chaque fois, elle a recontacté son père.

Aujourd'hui, Aurore a 16 ans, « elle commence à prendre conscience des choses, et comme le craignait son psychologue à l'époque, elle le vit mal » conclut Me Anne Muller.

Quatre de prison ferme ont été requis contre ce père. Le jugement sera rendu le 22 septembre.

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