Faits divers – Justice

Metz : un policier municipal accusé de viol

Par François Pelleray, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu mercredi 21 septembre 2016 à 18:42 Mis à jour le jeudi 22 septembre 2016 à 9:07

La policière municipale est en arrêt maladie depuis 2011.
La policière municipale est en arrêt maladie depuis 2011. © Maxppp - Sebastien JARRY

Un policier municipal de Metz est accusé de viol par une collègue. L'affaire remonterait à 2011, mais elle est révélée ce mois-ci par l’association contre les violences faites aux femmes au travail. Le policier conteste le viol et parle d’une liaison.

Depuis cinq ans, une policière municipale de Metz est en arrêt maladie. Elle accuse un collègue de viol. Il s’était rendu chez elle à plusieurs reprises durant son arrêt maladie. L'homme qu'elle accuse travaille normalement, c'est un supérieur hiérarchique, il est chef d'unité. Il conteste le viol et parle plutôt d’une liaison.

La policière a relancé une plainte il y a un an. L’affaire est révélée ce mois-ci par l’association contre les violences faites aux femmes au travail.

Cette policière assure avoir des preuves écrites qu'elle a confié à la justice. Un SMS et un carnet intime où l'homme âgé d'une cinquantaine d'années parlerait d'"actes forcés". Mais lui dit, par la voix de son avocat, qu'il n'a pas connaissance de ces écrits. Son avocat n'a pas encore accès au dossier pénal. En tout cas, ces écrits n'ont pas convaincu la justice en 2011 qui a classé sans suite la première plainte.

La policière ne veut pas sacrifier sa carrière dans la police

Le policier a gardé son poste. La mairie de Metz n'a rien à lui reprocher dans son travail. Elle a proposé à la policière de 37 ans un poste dans un autre service. Mais elle estime que ce n'est pas à elle de partir. D'autant que le tribunal administratif de Strasbourg va dans son sens. Au printemps dernier, un juge a déclaré que le policier avait fait preuve de harcèlement sexuel en profitant de son statut de chef d'unité. La mairie doit donc payer l'avocat de la policière et tout faire pour la protéger sur son lieu de travail. La mairie de Metz qui n'a pas fait de déclaration officielle.