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Faits divers – Justice

Meurthe-et-Moselle : forces de l'ordre et secours mobilisés sur un exercice attentat à Vandoeuvre et Neuves-Maisons

dimanche 19 novembre 2017 à 14:58 Par Cédric Lieto, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Plus de 400 personnes ont participé ce dimanche à une exercice attentat à Vandoeuvre et Neuves-Maisons. Objectif : tester de nouvelles procédures issues des attentats de 2015 et fluidifier les relations entre forces de l'ordre et secours.

Policiers du Raid et gendarmes du PSIG ont participé à l'opération
Policiers du Raid et gendarmes du PSIG ont participé à l'opération © Radio France - Cédric Lieto

Neuves-Maisons, France

L'attaque du centre culturel Jean L'Hôte de Neuves-Maisons une heure à peine après un attentat à la voiture-bélier à la faculté de sciences de Vandoeuvre-lès-Nancy : c'était le scénario proposé aux forces de l'ordre et de secours de Meurthe-et-Moselle ce dimanche 19 novembre. Un scénario proche de celui des attentats du 13 novembre 2015 quand un commando terroriste avait semé le chaos aux abords du Stade de France, sur des terrasses de restaurants parisiens et à l'intérieur de la salle de spectacle du Bataclan.

Près de 440 personnes étaient mobilisées sur cet exercice, dont des gendarmes du PSIG (peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie) de Jarville et des policiers du Raid basé à Champigneulles. Une mise en scène très réaliste avec sons d'armes automatiques et de nombreuses (fausses) victimes. L'occasion de travailler ensemble pour policiers, gendarmes mais aussi services de secours.

Reportage vidéo

Coordination : le maître-mot

Lourdement armés, ils sont cinq terroristes à faire leur entrée dans le centre culturel. L'atmosphère se veut réaliste. Les premiers arrivés sont des gendarmes de Neuves-Maisons qui patrouillaient. Ils doivent à la fois faire cesser la tuerie, évacuer les premiers blessés et faire remonter les informations. Un dernier rôle crucial pour le colonel Gwendal Durand, le commandant du groupement de gendarmerie de Meurthe-et-Moselle :

On a besoin de coordonner, d'aller séquence par séquence puisque l'intervention continue. On est toujours sur des terroristes actifs et donc c'est à la fois une guerre du temps et une guerre de l'information."

Le but de l'exercice est de coordonner les forces d'intervention, gendarmes et policiers du Raid qui doivent neutraliser les terroristes, et les secours qui veulent évacuer les victimes le plus vite possible. Il y a parfois eu de la friture sur la ligne reconnaît Philippe Mahé, le préfet de Meurthe et Moselle :

Il faut concilier à la fois l'objectif de sauver des personnes, c'est le boulot des secours sanitaires et en particulier du Samu, et puis leur protection. Parce que si le site n'est pas protégé, on leur fait prendre des risques. C'est donc cette conciliation et aujourd'hui, on a vu que ça a frotté."

Dès l'exercice terminé, toutes les parties en présence se sont réunies pour un premier retour d'expérience. Un bilan qui sera encore approfondi pour progresser dans la gestion de ce type de crise.