Faits divers – Justice

Luca, poignardé en pleine rue à Joeuf, a succombé à ses blessures

Par France Bleu Sud Lorraine, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu lundi 19 octobre 2015 à 20:26 Mis à jour le mardi 20 octobre 2015 à 11:54

Les habitants de Joeuf se recueillent sur les lieux du drame
Les habitants de Joeuf se recueillent sur les lieux du drame © Maxppp - PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN

Luca, ce garçon de sept ans poignardé dans une rue de Joeuf, jeudi 15 octobre, est décédé ce lundi. Son agresseur est sous les verrous. Dimanche, 2000 personnes avaient participé à une marche de soutien à Luca et sa famille.

Luca a succombé à ses blessures. Le petit garçon, frappé de plusieurs coups de couteau, jeudi 15 octobre, alors qu'il jouait dans une rue de Joeuf, en Meurthe-et-Moselle, s'est éteint ce lundi soir. Le procureur de Nancy a annoncé la triste nouvelle. Depuis son agression, l'enfant était plongé dans un coma artificiel. Une autopsie sera réalisée mardi.

Jeudi, un homme s'est jeté sur l'enfant qui s'amusait avec un copain au pied de son immeuble. Il l'a poignardé à plusieurs reprises, avant d'être mis en fuite par un policier. Puis il s'est rendu à la police. L'individu, âgé de 30 ans, qui habite également Joeuf, a été mis en examen au lendemain du crime pour "tentative d'homicide aggravé". Il souffre de troubles psychiatriques selon le procureur de Briey, mais il est pénalement responsable et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Nous étions portés par un espoir"

 André Corzani, maire de Joeuf 

La commune de Joeuf, près de Nancy, est sous le choc. Dimanche, environ 2000 personnes avaient pris part à une marche de soutien à Luca et à sa famille. Lundi matin, sur France Bleu Lorraine, le maire de Joeuf, André Corzani confiait : "il faut que la justice fasse son oeuvre". Ce lundi soir, très ému, l'élu se dit "profondement affecté, effondré. Nous avions rêvé d’une autre issue dans ce beau rassemblement, cette marche d’une dignité absolue. C’est ce que je voulais faire : que nous nous retrouvions ensemble (...) mes pensées se tournent vers la famille".

André Corzani : "j'avais rêvé d'une autre issue"