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Faits divers – Justice

Meurtre à la Victoire en 2016 à Bordeaux : le père de la meurtrière présumée s'exprime

lundi 12 février 2018 à 18:00 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde

Une jeune femme de 18 ans est écrouée pour le meurtre d'un homme qui l'avait importunée, le 2 décembre 2016, à l'arrêt du tramway, à la Victoire, à Bordeaux. Son père regrette que les deux jeunes qui avaient eu une altercation juste avant avec la victime, n'aient pas été recherchés par la police.

Le tramway, place de la Victoire, à Bordeaux - lllustration -
Le tramway, place de la Victoire, à Bordeaux - lllustration - © Maxppp -

Bordeaux, France

L'enquête sur le meurtre qui avait eu lieu le 2 décembre 2016, place de la Victoire, à Bordeaux, se poursuit. Une jeune femme de 18 ans avait alors tué à coups de talons un homme de 32 ans qui l'importunait, à l'arrêt de tramway . Le jeudi 1er février au soir, le quartier avait été bouclé par les forces de l'ordre pour une reconstitution de ce meurtre. 

Aujourd'hui, le père de la meurtrière présumée sort de son silence et livre à France Bleu Gironde sa version des faits. Il explique que sa fille ce soir-là, était avec une copine, qu'elles attendaient le tram à la Victoire lorsqu'elle ont été témoins d'une altercation. Deux jeunes s'en sont pris à un homme éméché près du kiosque à  journaux. L'homme, âgé de 32 ans, a été frappé à trois reprises. La jeune femme est alors intervenue en déclarant aux deux jeunes : "Laissez-le, ça suffit".

Les agresseurs se sont éloignés, mais l'homme qui avait  été molesté a ensuite importuné la jeune femme. Il s'est montré très insistant, précise le père. Il s'est mis derrière elle , la jeune femme l'a poussé, il est tombé, et là, elle lui a asséné deux coups de pied, l'un au visage, l'autre à la poitrine. La victime, plongée dans le coma, est morte dix jours plus tard à l'hôpital. L'autopsie a conclu à une rupture d'anévrisme, consécutive aux coups. 

"On ne meurt pas de deux coups de pied" 

Pour le père, il n'y a pas de doute : les deux coups de pied portés par sa fille n'ont pas pu entraîner seuls la mort du trentenaire. La preuve : alors qu'il était à terre, il présentait déjà un gros hématome au front. "Ma fille n'est pas une meurtrière", répète-t-il, et il déplore que les policiers n'aient pas cherché à retrouver les premiers agresseurs. Sa fille était d'ailleurs seule à participer à la reconstitution.  

La jeune femme, qui n'a pas 20 ans, est incarcérée depuis 15 mois à la maison d'arrêt de Pau. Au terme de l'instruction, elle saura si elle est poursuivie aux assises pour meurtre, ou si les faits sont requalifiés en coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner.