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Faits divers – Justice

Meurtre au Mans : le suspect aurait "entendu des voix"

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Deux jours après le meurtre sauvage d'une sexagénaire, quartier Sainte-Croix, au Mans, le procureur de la République a donné des détails sur le profil du principal suspect. Le jeune homme de 22 ans interpellé sur les lieux du crime explique avoir entendu des voix.

Fabrice Belargent, le procureur de la République du Mans (à droite) lors de la conférence de presse.
Fabrice Belargent, le procureur de la République du Mans (à droite) lors de la conférence de presse. © Radio France - Boris Hallier

Le Mans, France

Les faits se sont déroulés samedi soir, avenue de Montréal, au Mans. Placé en garde à vue, le suspect, âgé de 22 ans, a expliqué aux enquêteurs qu'il entendait des voix. "Des voix qui selon lui l'incitaient à tuer", explique Fabrice Belargent, le procureur de la République.  Pour les calmer, l'homme s'alcoolisait et avait l'habitude de fréquenter des bars.

Samedi, le soir du meurtre, il explique avoir bu "un litre de saké", puis avoir voulu rejoindre le centre-ville pour récupérer sa voiture garée près d'un bar. C'est à ce moment qu'il croise une voisine sur qui il se jette avec un couteau. "D'après lui, la voix se serait manifestée et l'aurait ordonné de tuer", détaille le procureur. 

Une scène d'une extrême violence

A leur arrivée, les policiers constatent que la victime, une habitante de la résidence âgée de 60 ans, a été poignardée à plusieurs reprises. "On constate la présence de plusieurs dizaines de coups de couteau, au visage, sur le torse, le cuir chevelu. Une scène d'une violence extrême", explique le procureur. 

Le suspect, lui, a pu être arrêté sur les lieux grâce à l'intervention d'un habitant. Il présente alors une blessure à la main et raconte dans un premier temps avoir été agressé "par un homme noir" qui serait également l'agresseur de la femme qui se trouve dans le garage. 

Une fois en garde à vue, il reconnaît se souvenir vaguement avoir donné un coup de couteau et explique "percevoir l'odeur du sang". "Une déclaration lapidaire", précise Fabrice Belargent.  

De nombreuses armes retrouvées sur lui

Au moment de son arrestation, les policiers retrouvent sur le jeune homme de nombreuses armes : "un pistolet automatique, trois étoiles de ninjas, une bombe lacrymogène et deux couteaux dont un ensanglanté", précise Fabrice Belargent. 

La perquisition à son domicile, avenue de Montréal au Mans, confirme son attrait pour les armes. Les enquêteurs découvrent une dizaine de couteaux, certains plantés dans le mur. 

Un profil déroutant

Le jeune sarthois de 22 ans, adopté à l'âge de 2 ans, était inconnu des services de police. Il n'était pas non plus semble-t-il connu pour des problèmes psychiatriques. 

Détenteur du baccalauréat, il avait commencé une formation de sous-officier à l'école à Saint-Maixent-l'Ecole, dans les Deux-Sèvres. Formation qu'il avait abandonnée avant de devenir ouvrier dans une usine sarthoise. 

Le suspect a refusé d'être assisté d'un avocat au cours de sa garde à vue. Il doit être présenté à un juge d'instruction ce mardi en vue de sa mise en examen pour "homicide volontaire". "La version qu'il présente va demander des investigations de personnalité", précise le procureur.