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Dossier : Meurtre d'Agnès Marin

Meurtre d'Agnès : les cinq questions du procès

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays d'Auvergne, France Bleu Saint-Étienne Loire
Manuel

La cour d'assises des mineurs de Haute-Loire a deux semaines pour dire si Matthieu est coupable de l'assassinat et du viol d'Agnès, le 16 novembre 2011 au Chambon-sur-Lignon. La famille de la victime espère des explications.

Les mots d'amour des amis d'Agnès sur la porte du domicile parisien de ses parents.
Les mots d'amour des amis d'Agnès sur la porte du domicile parisien de ses parents. © Maxppp -

Le 11 novembre 2011, Matthieu, 17 ans, a violé puis tué Agnès Marin, 13 ans, avant de brûler son corps dans une forêt voisine de l'établissement où les deux adolescents étaient tous deux scolarisés. Le collège-Cévenol du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire. Ce lundi le procès de l'adolescent s'ouvre devant la cour d'assises des mineurs de Haute-Loire. Le collège-lycée Cévenol, les psychologues qui suivaient l'adolescent et la justice qui l'a relâché après un précédent viol ne seront pas sur le banc des accusés. La famille de la victime espère des explications et des réponses. Voici, en cinq questions, les points auquel ce procès devra répondre.

1 - Matthieu a-t-il répété le même scénario en août 2010 et novembre 2011 ?

Plus d'un an avant, Matthieu avait violé une autre adolescente, profitant là aussi d'une promenade en forêt. Une scène très violente, sous la menace d'une arme, semble préfigurer la mort d'Agnès, ligotée et brûlée. La jeune fille de Nages-et-Solorgues, qui connaissait Matthieu depuis l'enfance, doit peut-être la vie à la sonnerie de son téléphone portable, quand sa mère l'a appelée.

2 - La justice s'est-elle montrée laxiste ou imprudente ?

Placé en détention provisoire pendant quatre mois après ce premier viol, le jeune homme alors âgé de 17 ans n'a pas été jugé tout de suite (il ne l'est toujours pas à ce jour). Il est resté mis en examen pour viol sur mineur et a retrouvé la liberté, sous contrôle judiciaire. Parmi les mesures auxquelles il a dû se plier, l'éloignement de son département d'origine, le Gard, et la scolarisation en internat. C'est ainsi qu'il est arrivé au collège-lycée Cévenol, un établissement mixte.

"Un échec patent " que la justice n'a pas analysé, regrette maître Francis Szpiner, l'avocat de la famille Marin.

AGNES PROCES son1

Du côté du grand-père d'Agnès, le constat d'échec de la justice est le même.

Armel Marin, le grand-père d'Agnès demande des comptes à la justice.

3 - Les experts psychiatres ont-il failli, auraient-ils dû prévoir la récidive ?

Avant d'arriver au Chambon-sur-Lignon, Matthieu a été examiné par des experts. Protection judiciaire de la jeunesse, psychiatre, psychologue. En Haute-Loire, il était suivi à la fois au lycée et au Puy-en-Velay. Aucun de ces professionnels n'a tiré de sonnette d'alarme ou évoqué un danger de récidive.

Maître Szpiner pointe en particulier l'auteur du rapport psychiatrique qui a donné le feu vert à la libération de Matthieu : "Il a écrit que ce gamin n'était pas dangereux et quelques mois après il tuait, ça montre pour le moins une certaine incompétence ! "

AGNES AVANT PROCES son1

4 - Que savait vraiment la direction du Cévenol ?

La direction a reconnu savoir que Matthieu avait fait de la prison. Mais c'est tout : les responsables du Cévenol assurent n'avoir jamais entendu parler de viol. L'établissement a pour politique de donner une nouvelle chance à ses élèves. Y compris quand leurs propres parents évoquent des faits "particulièrement graves ". La justice n'a effectivement pas informé le collège-lycée. Mais certains, y compris au Chambon, considèrent que l'établissement est en partie responsable du drame.

5 - Quel était le comportement de Matthieu au lycée ?

S'il a respecté les conditions de son contrôle judiciaire, Mathieu n'était pas non plus un élève modèle. Il a été convoqué en conseil de vie scolaire pour des problèmes "d'attitude générale ", se sont souvenu des enseignants.

→ Lire aussi :

→ Notre dossier : Le meurtre d'Agnès Marin

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