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Faits divers – Justice DOSSIER : Meurtre d'Alexia Daval

Meurtre d'Alexia Daval : Femen s'insurge contre la ligne de défense des avocats du mari

mercredi 31 janvier 2018 à 21:49 Par Laurine Benjebria, France Bleu Besançon et France Bleu

Alexia Daval aurait été tuée "par accident", c'est la ligne de défense adoptée par les avocats de Jonathann Daval mardi soir au moment de sa mise en examen. Une stratégie qui indigne de nombreuses associations féministes et des personnalités publiques, jusqu'à la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa.

Alexia Daval a été tuée à la fin du mois d'octobre 2017
Alexia Daval a été tuée à la fin du mois d'octobre 2017 - (photo : Gendarmerie de Haute-Saône)

Besançon, France

L'association féministe Femen s'insurge ce mercredi contre les arguments de la défense de Jonathann Daval. Les activistes dénoncent un "victim bashing", partageant ainsi les propos de la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa.

On blâme la victime au lieu de responsabiliser son meurtrier de mari", Sophia Antoine (Femen)

La ligne de défense adoptée par les avocats de Jonathann Daval a fait polémique cette semaine. "Ils avaient une relation de couple avec de très fortes tensions", "Alexia avait une personnalité écrasante",  Jonathann "se sentait complètement écrasé, abaissé (...) à un moment, il y a eu des mots de trop, une crise de trop qu'il n'a pas su gérer", indiquait ce mardi soir Me Randall Schwerdorffer.

Et ce sont justement ces propos que condamne Femen. "On déresponsabilise complètement le meurtrier, bientôt ça sera de sa faute si elle a été tuée par son mari" s'indigne Sophia Antoine, une activiste de l'association.

L'activiste dénonce par ailleurs l'appellation de meurtre "par accident" et la stratégie de défense qu'elle qualifie "d'indécente". Pour Sophia Antoine, il s'agit bel et bien d'un féminicide. Sophia Antoine rappelle ainsi que "depuis janvier,huit femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint". Elle interpelle alors le gouvernement sur cette question, exigeant que la lutte contre les violences faites aux femmes devienne "une des causes du quinquennat".

Sophia Antoine, activiste FEMEN

Des arguments qui font polémique jusqu'au gouvernement

Les activistes de Femen sont loin d'être les seules à s'insurger contre la stratégie de défense de Jonathann Daval. La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa a ouvertement critiqué les propos des avocats de la défense, jugeant leur défense "scandaleuse" et contribuant à "légitimer les féminicides".

Dans une interview accordée à LCI, Marlène Schiappa a tenu à rappeler une dramatique réalité : "les violences conjugales tuent encore en France à notre époque, une femme tous les trois jours". Elle justifie ainsi son intervention publique comme faisant partie de son rôle de secrétaire d'Etat, de lutter contre les propos "qui banalisent et qui excusent les violences conjugales".

Cette intervention avait été critiquée par le ministre chargé des relations avec le Parlement, Christophe Castaner : "Un ministre n'a pas à commenter une affaire judiciaire".