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Faits divers – Justice

Meurtre d'Angélique : "C'était plus fort que moi, j'étais comme dans un état second", dit le principal suspect

lundi 30 avril 2018 à 19:35 - Mis à jour le mardi 1 mai 2018 à 8:31 Par Margot Delpierre, France Bleu Nord et France Bleu

Le meurtrier présumé d'Angélique a été entendu lundi après-midi par un juge avant d'être mis en examen. Le procureur de la République de Lille a détaillé lors d'une conférence de presse les dernières heures d'Angélique, 13 ans, tuée mercredi dernier à Wambrechies (Nord).

Le procureur de la République de Lille (à gauche) lors de la conférence de presse lundi après-midi.
Le procureur de la République de Lille (à gauche) lors de la conférence de presse lundi après-midi. © Radio France - Margot Delpierre

Wambrechies, France

Le principal suspect du meurtre d'Angélique, 13 ans, à Wambrechies, a été mis en examen lundi soir pour "séquestration, viol et meurtre", dont une partie des faits en récidive. Selon son avocat, la préméditation et la récidive légale n'ont pas été retenues. Le meurtrier présumé a été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Sequedin, dans le Nord. Lundi, il a raconté les circonstances du meurtre d'Angélique à un juge. 

Le matin du drame, il achète des pilules contre les troubles de l'érection et des bières 

Mercredi 25 avril, jour de la disparition d'Angélique, était le jour de repos du suspect, un chauffeur de bus de 45 ans. Le matin, il en profite pour se rendre à Lille, achète des pilules contre les troubles de l'érection dans un sex shop et quelques bières. Il rentre chez lui, avale plusieurs de ces cachets et dit boire trois canettes. Après une sieste, il se réveille vers 16 heures et ne se sentant pas très bien, décide de prendre l'air.  

C'est à ce moment-là qu'il aperçoit Angélique dans le parc à côté de chez lui, à Wambrechies. Il déclare avoir envie d'elle en la voyant. "C'était plus fort que moi, explique-t-il aux enquêteurs, j'étais comme dans un état second". Il connait bien la jeune fille - ils habitaient le même immeuble il y a deux ans - alors il la convainc facilement de le suivre chez lui. L'homme dit à Angélique qu'il veut lui remettre un objet pour ses parents. La maison est vide car la famille du meurtrier présumé est en vacances dans le Sud, et ne rentre que le lendemain. 

Lorsque les questions du suspect à l'égard d'Angélique se font de plus en plus intimes, celle-ci, gênée, tente de partir. Il la retient, elle se cogne contre une table. Puis il la déshabille et s'enferme dans les toilettes avec elle pour la violer. Il finit par l'étrangler avec le pantalon de l'adolescente.

Lorsqu'elle a commencé à se débattre, il a compris qu'il fallait qu'il la tue - Le procureur de la République de Lille à propos du suspect

Après avoir nettoyé sa maison et s'être débarrassé des vêtements, le suspect dissimule le corps dans une valise qu'il place dans sa voiture. Il roule "au hasard". Il cache le corps à l'entrée du bois à Quesnoy-sur-Deûle. Le cadavre est découvert dans la nuit de samedi à dimanche. Le suspect a rapidement indiqué l'endroit aux enquêteurs. Il a tout avoué dès le début de sa garde à vue samedi soir, et ajoute "regretter infiniment les faits".

Qui est le meurtrier présumé ? 

Père de famille, chauffeur de bus, il a déjà passé six ans et demi de sa vie en prison pendant sa jeunesse. Il a été condamné en 1996 pour viol avec arme sur mineur de moins de quinze ans (une fille de douze ans à l'époque), pour "deux agressions sexuelles commises sur des femmes d’une quarantaine d’années, ainsi qu’un vol avec violence". Ces faits ont tous été commis dans un "laps de temps court" en janvier 1994 dans le Nord.

A la création du FIJAIS en 2004, il se retrouve inscrit dans ce fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes. Il avait l'obligation de se présenter aux services de police une fois par an et de signaler chaque changement d'adresse.

Le témoignage d'un enfant ayant vu Angélique partir avec un homme d'environ 40 ans ainsi que son inscription au FIJAIS ont poussé les enquêteurs à s'intéresser à lui. Cet homme risque la perpétuité pour séquestration, viol et meurtre d'un mineur de moins de quinze ans. Ces qualifications devraient être retenues contre lui lundi soir par le juge d'instruction.