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Faits divers – Justice

Meurtre d'Echillais : Jérémy Tiberghien est condamné en appel à 30 ans de prison par la cour d'assises de la Vienne

mardi 29 janvier 2019 à 20:24 Par Laurine Benjebria, France Bleu La Rochelle

C'était un meurtre qui avait beaucoup ému la Charente-Maritime : le viol et le meurtre en 2014 de Catherine Gardère à Echillais, près de Rochefort. Son présumé meurtrier, Jérémy Tiberghien, condamné en 2017, a fait appel. Il sera donc jugé en appel ce mercredi aux assises de Vienne à Poitiers.

Tribunal de Poitiers - Photo d'illustration
Tribunal de Poitiers - Photo d'illustration © Radio France - Baudouin Calenge

Poitiers, France

Le meurtre de Catherine Gardère de nouveau au tribunal. Son présumé meurtrier, Jérémy Tiberghien sera jugé ce mercredi en appel aux assises de Vienne à Poitiers. Un procès d'assises en appel qui va durer jusqu'au 1er février. Il y a deux ans, après avoir reconnu les faits, il a été reconnu coupable du meurtre de cette femme de 51 ans, violée, frappée et laissée pour morte dans un bois d'Echillais, près de Rochefort en octobre 2014. Ce meurtre avait profondément marqué cette commune de près de 3.400 habitants. En décembre 2017, l'accusé décide de faire appel, contre l'avis de son avocat.

Il reconnaît les faits

Dès sa garde-à-vue, une quinzaine de jours après la découverte du corps de Catherine Gardère, Jérémy Tiberghien avoue le meurtre. Ce jeudi d'octobre 2014, alors qu'il pêche le long du canal, il croise cette femme de 51 ans en pleine marche nordique. Il la rattrape, la viole et la roue de coups de poings et de pieds. Cette salariée d'un laboratoire d'analyses médicales succombera ensuite à une hémorragie cérébrale. 

Les mois qui suivent, le présumé meurtrier change de version, évoque des pulsions, puis de la légitime défense. Finalement, lors du procès aux assises de Charente-Maritime, en 2017, le jeune homme, alors âgé de 25 ans, avoue à nouveau avoir tué Catherine Gardère. Il est reconnu coupable et est condamné à 30 ans de prison dont 20 ans de sûreté. 

L'accusé fait appel contre l'avis de son avocat

En décembre 2017, il décide de faire appel, contre l'avis de son avocat, qu'il a débarqué en décembre dernier. Son nouvel avocat, Me Lee Takhédmit, ne remet pas en cause la culpabilité de son client, mais juge la peine du premier procès trop lourde.

"Mon client ne remet pas en cause sa responsabilité"

Pour Me Lee Takhédmit, la condamnation à 30 ans de réclusion criminelle dont 20 ans de sûreté est bien trop sévère pour son client qui "au minimum, pourra envisager un parcours de sortie de détention à 42 ans et au maximum à une dizaine d'années de plus". Ce qui est en jeu derrière cette peine, selon l'avocat du présumé meurtrier, c'est la question de l'insertion. "Il est impossible d'imaginer une insertion, il est impossible d'imaginer travailler, il est impossible d'imaginer pouvoir trouver une place dans une famille et c'est tout ça qu'on va essayer d'expliquer à la cour d'assises". Le procès en appel se tiendra donc dès ce mercredi à partir de 9h et jusqu'à vendredi à Poitiers.

30 ans: même verdict qu' en première instance

Le verdict est tombé vendredi soir après 4 heures de délibéré, Jérémy Tiberghien  a été condamné à 30 ans de prison, soit la même peine que lors du premier procés en 2017 devant la cour d'assises de la Charente-Maritime. Sans précision quand à  la période de sûreté, c'est la loi qui s'applique , soit la moitié de la peine prononcée , donc 15 ans . Jérémy Tiberghien  est par ailleurs interdit de territoire en Charente-Maritime  pendant une periode de  10 ans et il  devra payer près de 200 000 euros de dommages à la famille, au titre du préjudice affectif. Un verdict qui satisfait le mari et les deux filles de la victime, selon leur avocat , Me Charles-Emmanuel Andrault .