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Faits divers – Justice

Meurtre d'un ado à Tourlaville : la mère se sent "abandonnée" depuis 18 mois

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Par , France Bleu Cotentin

C'est un procès qui s'éternise. Dans la nuit du 6 au 7 décembre 2017, un homme abattait le fils de sa compagne à Tourlaville. Depuis, la mère de la victime tente de garder le cap. Elle se sent complètement abandonnée par la justice de son pays.

La mère de la victime n'a toujours pas récupéré sa maison et ses meubles depuis 18 mois
La mère de la victime n'a toujours pas récupéré sa maison et ses meubles depuis 18 mois © Radio France - Frédérick Thiébot

Tourlaville, Cherbourg-en-Cotentin, France

"Je suis tellement dégoûtée depuis 19 mois que je n'attends plus rien, de la part de personne". Plus d'un an et demis que son fils a été abattu chez elle à Tourlaville, dans la nuit du 6 au 7 décembre 2017. Un adolescent tué par les balles de l'ex-compagnon de sa mère. 

Ce soir-là Pascale Beaumont se retrouve à la rue, en chausson, et l'image de son fils face contre terre.  "Pendant 19 mois, personne, et surtout pas la justice, ne s'est demandé où je pouvais bien vivre ou comment je m'en sortais" explique-t-elle.

La reconstruction personnelle n'est pas au programme - "impossible, j'ai perdu mon fils" - Pascale Beaumont doit s'occuper de ses autres enfants, et tout reprendre à zéro. "J'ai logé à droite à gauche pendant quelques temps. Puis quand j'ai retrouvé un logement, j'ai dû racheter tout : les meubles, les vêtements, les chaussures... le tout avec un seul salaire" raconte la mère. 

Elle aurait aimé être accompagnée, dans les démarches juridiques, pour un suivi psychologique. "Rien. J'étais juste une triste dans la rue en chausson. J'aurai aimé avoir la même compassion que côté criminel. Lui a eu droit immédiatement à un avocat, on lui a fait voir un psy, un médecin... Moi j'ai dû me débrouiller toute seule" relate Pascale Beaumont.  

Une maison blanche le 19 décembre 2017 organisée par les amis du lycéen - Radio France
Une maison blanche le 19 décembre 2017 organisée par les amis du lycéen © Radio France - Benoît Martin

Ajouté à cela la couverture médiatique de ce drame familial : "J'ai lu beaucoup de mensonges, dans les journaux et sur les réseaux sociaux. Des articles et des commentaires qui présentaient mon fils comme un dommage collatéral, et parfois pire. C'est simplement un bon garçon tué par la folie d'un être humain".

Même son de cloche chez Hugues, un de ses amis, présent et blessé le jour du drame : "La semaine dernière a eu lieu la reconstitution. J'ai du moi-même réserver et payer mes billets d'avion depuis la Martinique où j'habite désormais explique-t-il. On ne nous a jamais assisté". 

Le procès aux assises  ne devrait pas avoir lieu avant 2020. Un procès dont Pascale Beaumont n'attend plus grand chose. 

Interview Version Longue - Pascale Beaumont

Interview Version Longue - Hugues Ecourtemer