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Faits divers – Justice

Meurtre d'une femme en pleine rue à Besançon : un appel à témoin pour retrouver le mari, suspect numéro 1

mercredi 31 octobre 2018 à 18:44 Par Christophe Mey, France Bleu Besançon et France Bleu

Après la mort d'une femme de 34 ans, tuée en pleine rue ce mardi à Besançon, le procureur de la République confirme que le mari est le suspect n°1, il est en fuite. La victime avait porté plainte à plusieurs reprises contre lui pour des violences ou des menaces.

La police recherche cet homme: le mari de la victime, suspect n°1
La police recherche cet homme: le mari de la victime, suspect n°1 - Police Nationale

Besançon, France

La police lance un appel à témoins dans le cadre de l'enquête sur la mort d'une femme de 34 ans, tuée en pleine rue ce mardi à Besançon. Objectif : retrouver le mari de la victime, qui fait figure de suspect numéro 1, le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux le confirme ce mercredi soir. L'homme est pour l'instant en fuite. La victime, une Afghane arrivée en France l'an dernier, voulait le quitter et elle avait porté plainte à plusieurs reprises contre lui pour des violences et des menaces.

Une enquête pour assassinat

Les enquêteurs ont pu, grâce aux caméras de vidéo-surveillance du quartier, établir que le mari se trouvait sur les lieux, il avait suivi la victime en se cachant d'elle. 

Un témoin a assisté au drame, de loin, sans distinguer les détails et sans mesurer la gravité des faits, mais le signalement de l'auteur correspond. L'enquête de flagrance se poursuit donc non plus pour meurtre mais pour assassinat puisque le geste était visiblement prémédité. L'homme n'a pour l'instant pas été retrouvé. 

La victime avait porté plainte contre son mari à plusieurs reprises

La victime avait porté plainte contre son mari pour des violences peu après son arrivée en France en 2017, lorsqu'elle se trouvait à Marseille. Une plainte classée sans suite, car les certificats médicaux ne correspondaient pas aux violences décrites par l'épouse. La jeune femme de 34 ans était arrivée à Besançon en septembre 2017, elle était hébergée dans un foyer pour femmes victimes de violences conjugales. 

Il est évident que la relecture de ces plaintes à la lumière des faits tragiques nous interroge"- Etienne Manteaux, procureur de la République

Son mari l'avait suivie dans la capitale comtoise, et elle avait à nouveau porté plainte, à trois reprises en avril, mai et août de cette année, cette fois pour des menaces et des intimidations. Ces plaintes étaient toujours en cours d'examen par le parquet de Besançon, en l'absence d'éléments matériels pour confondre le mari. L'homme avait été entendu, mais niait farouchement toute menace. 

"Il est évident que la relecture de ces plaintes à la lumière des faits tragiques de ce 30 octobre nous interroge" affirme le procureur de la République Etienne Manteaux, "mais très objectivement il est important pour le parquet de n'engager des poursuites que lorsqu'on a une certitude de culpabilité d'un individu, or on ne disposait pas de preuves déterminantes." Une ordonnance de protection avait été délivrée cet été par un juge des affaires familiales, interdisant au mari de s'approcher de son épouse.

Etienne Manteaux, procureur de la République et le commissaire Charly Kmyta, chef de la sûreté départementale - Radio France
Etienne Manteaux, procureur de la République et le commissaire Charly Kmyta, chef de la sûreté départementale © Radio France - Christophe Mey

La priorité des enquêteurs est évidemment désormais de retrouver au plus vite le mari. L'enquête a permis de localiser son lieu de vie, un appartement bisontin qui a été perquisitionné. À l'intérieur se trouvait notamment un étui de couteau, vide. Ce couteau pourrait être l'arme du crime qui pour l'instant n'a pas été découverte. 

La police lance un avis de recherche pour cet homme de 38 ans, mesurant 1 mètre 75, un Afghan arrivé en France l'an dernier, il porte un tatouage tribal à l'épaule. L'homme pourrait essayer de quitter le territoire national, sa photo a été diffusée à tous les services de police, de gendarmerie et de douane. Si vous avez la moindre information à son sujet, vous pouvez contacter le commissariat de police de Besançon au 03 81 21 11 22.

Un rassemblement prévu ce vendredi à Besançon

L'association Solidarité Femmes, qui hébergeait la victime et ses enfants, se dit horrifiée par ce drame. Ses membres décrivent une personne qui avec beaucoup de force et de volonté, suivait des cours de français, participait aux ateliers et activités proposées et faisait des projets pour l’avenir. L'association appelle à un rassemblement de toutes celles et ceux qui dénoncent et luttent contre les violences faites aux femmes, ce vendredi 2 novembre, à 18h, place Pasteur à Besançon.