Faits divers – Justice

Meurtre d'une réceptionniste de Luxeuil : dix-huit ans de réclusion pour Yunis Merizak à Vesoul

Par Anne Fauvarque, France Bleu Besançon samedi 19 avril 2014 à 11:36

Dix-huit ans. La cour d'assises de Haute-Saône a condamné Yunis Merizak à dix-huit ans de réclusion criminelle vendredi soir, après cinq jours de procès. Les jurés l'ont reconnu coupable du meurtre de la jeune réceptionniste d'un hôtel de Luxeuil-les-Bains, retrouvée morte étouffée dans la boue d'une forêt. C'était en février 2009.

Yunis Merizak a été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Haute-Saône, à Vesoul hier soir. L'homme a été reconnu coupable du meurtre de Christine, alors réceptionniste de nuit d'un hôtel de Luxeuil les Bains. C'était en février 2009. La victime avait vingt ans. Elle est morte étouffée dans la boue d'une forêt.Un verdict qui intervient au bout de cinq jours d'audience, sans preuve formelle. Car la trace d'ADN retrouvée prouve qu'il y a eu rapport sexuel entre l'accusé et la victime, mais selon les experts, il ne s'agissait pas d'un viol. L'accusé a en effet reconnu avoir eu une relation avec la jeune femme le matin même de sa disparition, mais il a toujours nié l'avoir tuée.Un procès très difficile, auquel a assisté Jean-François Fernandez :

verdict ENRO 01

Pendant les cinq jours d'audience, l'accusé, âgé de 35 ans, a maintenu qu'il n'avait pas tué Christine, alors réceptionniste de nuit dans un hôtel de Luxeuil les Bains.A l'époque, un seul ADN masculin avait été retrouvé sur la victime, qui ne correspondait pas à celui de son petit ami. Ce n'est que deux ans après les faits que l'accusé, mis en cause dans une affaire d'agression sexuelle, avait été identifié comme étant porteur de cet ADN. Merizak a d'abord nié connaitre la victime, par peur, a-t-il déclaré devant les jurés. Avant de reconnaitre avoir eu une relation sexuelle consentie selon lui, le matin de la disparition de Christine. Un mensonge qui lui a visiblement coûté cher. L'avocat général avait requis trente ans. A Vesoul, Jean-François Fernandez :

verdict ENRO 02

La réaction de Maître Desforges, avocate de la partie civile, donc de la maman et des frères et sœur de la victime, une fois le verdict tombé:

verdict SON

Il y aura effectivement appel, la défense l'a confirmé quelques minutes à peine après l'énoncé du verdict.