Faits divers – Justice

Meurtre de deux Françaises en Argentine : un homme condamné à 30 ans de réclusion

Par Julie Guesdon, France Bleu mardi 3 juin 2014 à 8:35

Cassandre Bouvier et Houri Moumnia, deux Françaises assassinées en Argentine en 2011

Le tribunal de Salta, dans le nord-ouest de l'Argentine, a condamné lundi soir Gustavo Lasi à 30 ans de réclusion criminelle pour le viol et le meurtre en 2011 de deux Françaises. Réputé sévère, ce tribunal a toutefois acquitté les deux complices mis en cause par Gustavo, faute de preuve suffisantes.

Le verdict s'est révélé moins sévère que prévu. Lundi 2 juin, le tribunal de Salta, au nord-ouest de l'Argentine, a condamné un seul des trois suspects à 30 de réclusion criminelle pour le viol et le meurtre de deux Françaises en 2011.

Gustavo Lasi, 27 ans, est ainsi jugé seul coupable de l'assassinat de Cassandre Bouvier et Houria Moumni, deux Françaises retrouvées mortes à proximité d'un sentier de promenade le 29 juillet 2011, deux semaines après leur disparition. 

Un verdict "juste" pour le père de l'une des victimes

Selon le principal accusé, qui a toujours nié avoir tué les deux jeunes femmes et n'avoue qu'un seul des deux viols, les deux travailleurs journaliers, des amis d'enfance de Gustavo sont également en cause. Santos Vera, 34 ans, et Daniel Vilte, 28 ans, auraient approché les deux Françaises pour leur dérober appareil photo et téléphone portable. Gustavo maintient qu'il aurait quitté le parc après avoir violé l'une des deux femmes, alors que celles-ci étaient encore en vie. Pourtant, la justice a démontré qu'il était en possession de l'une des armes du crime et que son ADN avait été retrouvé sur les deux victimes. Du côté des deux co-accusés, ils ont continuellement nié leur implication dans cette affaire.

Faute de preuve, le tribunal de Salta a toutefois choisi de ne pas retenir de charges contre eux. Pour Jean-Michel Bouvier, le père d'une des victimes, il s'agit d'un verdict "juste". Très ému lors de l'annonce du tribunal, il a rappelé que "le doute doit profiter à l'accusé" : "Cette sentence correspond à mon analyse des preuves. On n'a peut-être pas la vérité, mais on n'a pas fait d'erreur judiciaire".