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Féminicide de Durtol (Puy-de-Dôme) en 2018 : 30 ans requis contre l'accusé

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Après deux jours de procès, trente ans ont été requis à l'encontre de Xavier Fargeas, 54 ans. L'homme n'a pas su véritablement expliquer son geste, notamment à ses deux courageuses filles présentes dans la salle d'audience. Verdict attendu samedi à la mi-journée !

La cour d'Assises du Puy-de-Dôme
La cour d'Assises du Puy-de-Dôme © Radio France - Olivier Vidal

L'avocate générale Laëtitia Cohade a requis 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une période de sûreté de 20 ans, d'un suivi socio-judiciaire d'une durée de 12 ans, avec injonction de soins. "Le doute n'a pas sa place dans ce dossier, Xavier Fargeas c'est un homme qui, même après avoir tué sa femme, continue à faire souffrir ses filles, il est dangereux au sein de sa famille selon un expert, il n'y a aucune remise en question de la part de cet homme."

Au cours de leur plaidoirie, Mes Jullien et Canis, avocats des parties civiles, avaient, eux, souligné l'absence de réponses de la part de l'accusé. "Mr Fargeas ne veut pas dire la vérité, il ne reconnaît pas sa responsabilité" rappelle aux jurés Pauline Jullien. "On a un homme qui ne dit jamais la même chose sur ce qui a pu faire que ce jour-là il passe à l'acte, en fait il passe à l'acte parce que sa femme va le quitter et pour lui c'est insupportable!" insiste l'avocate clermontoise. "Et ce jour-là il était lucide", l'avocate écarte bien sûr l'altération du discernement au moment des faits, notion qui a fait débat au cours du procès et qui conditionne la peine encourue.

La partie civile dénonce le "théâtralisme" de l'accusé

Jean-François Canis rappelle, lui, le courage et la dignité des deux filles venues témoigner. "Alors que lui a raté son rendez-vous avec ce procès. Il dit que la vie lui a joué un mauvais tour, mais c'est à ses filles que la vie a joué un mauvais tour !" L'avocat démonte la thèse de l'altération du discernement, fustigeant au passage l'attitude désinvolte de l'un des experts psy, également l'amnésie, trop souvent utilisée comme stratégie de défense.
"Et puis ces filles n'auront pas leur mère à leur mariage, ni à la naissance de leurs enfants. Claire Fargeas avait un regard très franc, sur les photos on voit qu'elle était proche de ses filles. J'espère qu'au terme de ce procès ces filles retrouveront de la force pour affronter leur nouvelle vie" conclut l'avocat, visiblement marqué par ce dossier. 

La défense insiste sur l'altération du discernement

Gilles-Jean et Jean-Hubert Portejoie, conseils de Xavier Fargeas, relèvent les troubles de personnalité de leur client : "il n'y a pas de malice, il est sincère quand il dit que ce jour-là c'est le trou noir!" défend Jean-Hubert Portejoie. "Fargeas c'est Mr tout le monde, rien ne le prédisposait à être dans ce box des accusés."
"Sur l'altération du discernement, il n'y a pas de doutes, c'est facile de dire ce soir qu'il n'y en a pas mais les experts ont été clairs ce matin : il y a eu altération du discernement de Fargeas au moment des faits!" lance l'avocat à la représentante du ministère public et à la partie civile qui avaient écarté cette thèse. Et de s'adresser aux filles de l'accusé pour conclure : "vous n'avez peut-être pas complètement perdu votre père malgré tout."
Gilles-Jean Portejoie conclut en insistant aussi sur le rapport de l'expert Blachère, précisant les différentes pathologies dont serait atteint l'accusé. "Pour cela le parquet aurait dû moduler ses réclamations!" Et de s'adresser aux jurés : "vous avez une tâche difficile mais sachez que quand la justice est exemplaire elle n'est pas juste!"

L'audience reprend ce samedi matin à 9h.

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