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Faits divers – Justice

Meurtre de Feurs : le geste de la mère laisse les avocats dubitatifs

lundi 28 août 2017 à 18:43 Par Angy Louatah, France Bleu Saint-Étienne Loire

La thèse d'une femme totalement déséquilibrée suite à un procès pour agression sexuelle de sa fille aînée par son ex-compagnon, aujourd'hui en prison, pose question aux avocats respectifs de la mère et du père de la petite tuée samedi à Feurs (Loire).

Les enquêteurs ont apposé des scellés sur la porte de la maison de la victime.
Les enquêteurs ont apposé des scellés sur la porte de la maison de la victime. © Radio France - David Valverde

Feurs, Loire, France

Dans l'affaire du meurtre d'une fillette de 11 ans à Feurs ce samedi, la principale suspecte, sa maman, était toujours hospitalisée lundi. Le contexte de ce meurtre par étranglement se précise petit à petit. Le père de la petite est emprisonné depuis janvier 2017. Il a été condamné à 10 ans de prison pour avoir agressé sexuellement l'autre fille de la famille : une jeune femme âgée aujourd'hui de 20 ans et qui avait environ 16 ans au moment des faits, elle est la demi-sœur de la victime et atteint d'un handicap mental.

Il faudra encore attendre les résultats de l'autopsie qui a été réalisée ce lundi. Mais surtout attendre les expertises psychiatriques qui seront réalisée quand la femme sortira de l’hôpital. D'après les échos perçus par l'avocat de cette mère de famille, Maître Verilhac, son entourage, notamment sa fille et son fils aînés, entendus par les gendarmes juste après le meurtre, savaient qu'elle était très fragilisée ces derniers temps et la pensaient même capable d'un acte agressif envers elle-même, mais certainement pas sur sa propre fille.

Une demande du père bouleversante pour la mère ?

La question qui se pose maintenant est la suivante : comment l'emprisonnement de l'ex-compagnon de la mère a pu la mener, ou non, à cet acte fou ? L'avocat de la mère estime que le dernier événement à avoir bouleversé sa cliente est cette demande à la justice de son ex-compagnon de permettre à la petite de venir le voir en prison : " je dirais qu'elle avait réussi à l'oublier et à construire une vie sans lui, en tout cas, elle s'attachait à cela. Mais les étapes judiciaires faisaient qu'il revenait à intervalles très réguliers dans sa vie, ce sentiment qu'on essaie de repousser un certain nombre de choses et d'oublier mais que la vie vous les ramène comme les vagues ramènent tout sur le sable."

Pour l'avocat du père de la petite fille au moment du procès aux assises de la Loire, Maître Cornillon, ce meurtre permet de mieux comprendre les motivations des accusations de la mère à son ex-compagnon au moment du procès : "à la lumière de ce qui vient de se passer, on le voit avec un œil différent, manifestement, on a l'impression que c'est quelqu'un qui dit 'plutôt que le père ait des relations avec la fille, il vaut mieux supprimer la fille...' comme s'il fallait une négation totale de la paternité. Est-ce que c'est pour punir monsieur ou protéger la fille ? Si c'est pour protéger la fille, à ce moment-là, en la tuant c'est bien pire."