Faits divers – Justice

À l'ouverture de son procès pour infanticide, Jonas Barral reste de marbre

Par Fabien Randrianarisoa, France Bleu Gard Lozère mercredi 30 mars 2016 à 12:31

Me Vergani, l'avocat de Jonas Barral, le père de l'enfant
Me Vergani, l'avocat de Jonas Barral, le père de l'enfant © Maxppp -

Dans la nuit du 13 au 14 mars 2013 à Lanuéjols, Julien 8 mois, succombait aux coups répétés de son père, Jonas Barral. Dans le box des accusés lors de la première journée d'audience de son procès devant la cour d'assises du Gard, le bourreau n'a montré mardi aucune réaction.

S'il n'y avait pas devant lui les barreaux gris du box des accusés, on pourrait même croire que Jonas Barral assiste au procès de quelqu'un d'autre.

Ce grand brun maigrichon reste assis au fond de son siège. Les bras croisés, il scrute la salle d'un œil noir. "Strangulation", "hémorragie interne", aucun de ces mots ne le fait réagir, peu importe qui parle.

Puis en fin de journée, tout bascule quand entre en scène un témoin qu'il connait bien : un de ses anciens collègues, avec qui la mère de son fils l'a trompé.

Si ce rival est si important pour lui, c'est surtout parce que l'accusé le soupçonne d'être le père de Julien, conçu au moment de cette liaison. Là, son attitude devient presque animale: l'accusé se penche en avant, appuie ses avants-bras sur ses cuisses et essuie ses mains moites sur son jean.

Le manœuvre de 26 ans n'a jamais voulu faire de test de paternité. Ce n'est qu'à l'autopsie qu'il a appris qu'il était le père de Julien. D'ailleurs au fil de l'après midi les débats se sont déplacés surtout vers la mère. On peut imaginer que ce sera l'un des axes de la défense ce mercredi.

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