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Meurtre de la rue des Fontaines à Bergerac : les accusés "pas très loquaces" aux Assises de la Dordogne

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Par , France Bleu Périgord

La cour d'Assises de Dordogne jugent quatre hommes soupçonnés d'avoir participé au meurtre de Mohamed Alillou en juillet 2018 à Bergerac. Cette première journée était consacrée à l'examen de la personnalité des accusés. Quatre hommes pas très bavards qui disent avoir eu un "déclic" après les faits.

Le meurtre remonte à juillet 2018.
Le meurtre remonte à juillet 2018. © Radio France - Charles de Quillacq

Depuis ce lundi 10 mai, la cour d'Assises de Dordogne jugent quatre hommes plus ou moins impliqués dans le meurtre de Mohamed Alillou en juillet 2018, rue des Fontaines à Bergerac. Après une bagarre avec la victime, plusieurs coups de couteau mortels lui ont été portés. Après l'exposé des faits, la cour s'est intéressée à la personnalité des quatre accusés tous âgés d'une vingtaine d'années. Ils se sont succédés à la barre pour évoquer leurs parcours. Une enquêtrice de personnalité s'est aussi longuement exprimée sur la vie de chacun et sur les relations qu'ils entretiennent avec leurs entourages. Pour les autres hommes, une importante immaturité au moment des faits est relevée lors de cette enquête. 

"C'est ça la maturité ?"

À l'unisson, ils expliquent avoir vécu cet événement et leur incarcération (à l'exception d'un qui n'est pas allé en prison) comme un "déclic". Ils disent avoir muri depuis les faits. L'enquêtrice relève même "une grosse leçon de vie". Ce qui n'empêche pas l'un d'eux de violer son contrôle judiciaire en se rendant à Bergerac alors qu'il avait interdiction d'y aller, interpellé sans casque sur un deux-roues. "C'est ça la maturité ?" l'interroge Maître Pierre-Emmanuel Barois, l'avocat des parties civiles : "Je n’ai pas envie de répondre" réplique l'intéressé. 

L'un des accusés est devenu père quelques jours avant le meurtre. Il parle aussi d'une "leçon de vie" lorsqu'il évoque son incarcération, loin de sa compagne et de son nouveau-né. Le principal accusé, celui soupçonné d'avoir porté les coups de couteau mortels, reste immobile et impassible la majorité de la journée. Il pleure lorsque son oncle présent à la barre évoque son douloureux passé. Un père qu'il rencontre à l'âge de huit ans, un déménagement en France depuis le Maroc et la mort brutale de sa mère, enceinte. Ce détenu incarcéré depuis 2018 "demande pardon à tout le monde [...] je regrette" et explique son geste par le fait qu'il avait trop bu "je ne l'aurais pas fait si je n'avais pas été alcoolisé". Les accusés ne s'étalent pas sur leur vie personnelle, le président de la cour regrette même qu'ils soient "pas très loquaces".

Malgré les regrets exprimés par les accusés,  l'avocat des parties civiles ne croit pas au "déclic" auquel  ils font tous référence " penser que la mort de Mohammed Alillou a été salvatrice pour les accusés, je n'y crois pas une seconde" avant de conclure "il ne va pas falloir trop s'engouffrer dans cette faille de la rédemption du fait de la mort de Mohammed Alillou."

Le verdict sera rendu vendredi, le principal accusé encours 30 ans de réclusion criminel.

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