Faits divers – Justice

Meurtre de Louise : Y a-t-il eu défaillance de la police belge ?

Par Yann Lastennet, France Bleu Maine et France Bleu vendredi 13 octobre 2017 à 18:45

Louise habitait un appartement situé dans cette rue de Liège
Louise habitait un appartement situé dans cette rue de Liège - capture d’écran Google Street View

Y a-t-il eu défaillance de la police belge dans l'affaire de la mort de Louise ? C'est ce que pense la famille de l'étudiante mancelle retrouvée morte lundi soir dans son appartement à Liège.

La jeune femme a été étranglée et a reçu deux coups de couteau au thorax. Son voisin, un homme de 54 ans, a avoué être l'auteur du crime. Déjà condamné pour viols, il était sous liberté conditionnelle et sous surveillance électrique. Ce n'est pas la première fois que Louise avait affaire à lui. Il y a 2 ans et demi, elle s'était plainte de son comportement à la police belge, sans que celle-ci réagisse.

"La police a dissuadé Louise de porter plainte".

C'est ce qu'affirme un membre de la famille de l'étudiante tuée par son voisin. Un homme que Louise connaissait car en février 2015, elle avait déjà eu affaire à lui. Il avait glissé un mot sous la porte d'entrée de l'appartement de la jeune femme. Un billet avec cette phrase sans équivoque : je te trouve belle, je voudrais faire l'amour avec toi. Quand Louise ouvre la porte, elle se trouve nez à nez avec le voisin qui est nu sur le palier.

L'étudiante mancelle et son petit ami se rendent au commissariat de Liège, déclinent l'identité du voisin. Mais les policiers jugent que les faits ne sont pas assez graves pour porter plainte explique un membre de la famille de Louise. L'homme est pourtant en liberté conditionnelle. Il a déjà été condamné deux fois pour viol. Ce que Louise ignore, mais pas la police. Pourquoi alors n'a-t-elle pas alerté le parquet ? Pas de réponse pour l'instant. Une enquête a été ouverte par la Police fédérale belge. La police de Liège présente ses condoléances à la famille de Louise, indique la porte parole Jadranka Lozina. Pour le reste, la police de liège se retranche derrière le secret de l'instruction