Faits divers – Justice

Meurtre de Lunel : le tireur présumé interné en hôpital psychiatrique

Par Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault mercredi 30 novembre 2016 à 14:04

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Illustration © Maxppp -

Un homme accusé du meurtre d'un de ses voisins dimanche soir à Lunel (Hérault) a été interné en hôpital psychiatrique. Le médecin qui l'a examiné après le drame évoque des bouffées délirantes et une irresponsabilité pénale.

L'homme de 50 ans, accusé d'avoir tué un de ses voisins dimanche à Lunel, est "extrêmement perturbé" selon Christophe Barret, le procureur de la République de Montpellier.

Après le drame, ses explications étaient tellement incohérentes, "sans lien avec la réalité", que les gendarmes n'ont "pas pu aller jusqu'au bout de la garde a vue" précise Christophe Barret.

Bouffées délirantes

Une garde à vue au cours de laquelle un psychiatre a examiné ce professeur de langues. Le médecin a parlé de bouffées délirantes avant de préconiser son internement en hôpital psychiatrique mardi soir. Si les experts le confirment, on se dirige vers une irresponsabilité pénale.

L'enseignant était affecté depuis le 1er septembre dans un lycée de Carcassonne. Il était en arrêt maladie depuis quelques jours mais, à ce stade de l'enquête, il n'a aucun antécédent psychiatrique.

Marié, il vit séparé se son épouse avec qui il a eu un enfant.

Collectionneur d'armes

Le meurtrier présumé, qui vit chez son père, est un collectionneur d'armes. Passionné, il en possède plusieurs dizaines datant de la première moitié du XXe siècle. Toutes ne sont pas déclarées.

Il s'est servi d'un fusil de chasse pour tirer sur "son voisin et ami", des coups de feu "assez nombreux" selon Christophe Barret "et absolument sans motif". La victime, qui habitait à proximité avec sa famille, était âgée de 66 ans. Il a été tué sur la terrasse du pavillon à l'intérieur duquel le tireur s'est retranché durant une nuit entière.

Tué par le choc émotionnel

Dans ce même pavillon, les gendarmes de Lunel ont également découvert le corps sans vie du père du tireur. Propriétaire de la maison où s'est déroulé le drame, il était âgé de 93 ans et souffrait d'une "pathologie cardiaque". Il a succombé au stress et ne présentait aucune trace de violence.

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