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Meurtre de Magnanville : les policiers bordelais sont choqués mais n'ont pas peur

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Par , France Bleu Gironde
Bordeaux, France

Leur grande patronne Brigitte Jullien, directrice de la Sécurité publique en Gironde, se dit favorable au port de l'arme de service 24 h sur 24, pour rassurer ceux qui en ont besoin, et aider la population. Les policiers savent désormais, poursuit-elle, qu'ils sont des cibles en tenue ou en civil.

Brigitte Jullien dans le studio de France Bleu Gironde
Brigitte Jullien dans le studio de France Bleu Gironde © Radio France - Florence Pérusin

France Bleu Gironde : Vos hommes ont-ils peur ce matin ?

Brigitte Jullien : Non, la police nationale n’a pas peur. Elle est choquée, elle est horrifiée par cet acte de barbarie qui a été commis lundi soir auprès d’un couple de policiers, parce qu’ils étaient policiers. Nous faisons partie des métiers à risques avec nos collègues les gendarmes, nous avons toujours été menacés, nous le savons, mais ce matin nous n’avons pas peur.

Vous êtes des cibles désormais même en civil ?

Oui, les choses sont claires depuis les attentats de Charlie, la menace terroriste pèse sur la France et nous sommes des cibles. Cela peut arriver que nous soyons suivis jusqu’à nos domiciles, mais nous restons vigilants et essayons de travailler avec beaucoup de sang froid.

Ce qui est nouveau également, c’est que les familles peuvent être visées ?

Oui, c’est vrai. Les policiers le savent quand ils entament une carrière aujourd’hui. Après, la position de la population est différente selon les régions de France. Chez nous à Bordeaux et en Gironde, les relations sont apaisées. On est particulièrement appréciés ici, il n’y a pas d’agressivité. On a évidemment des individus qui se rebellent, notamment à cause de l'alcool mais on est une police respectée en Gironde.

Avez-vous mis en place une cellule d'écoute pour les agents?

Oui la police nationale a un dispositif de soutien et d’écoute pour les agents et les familles qui ont besoin de parler. Ça existe depuis des années mais le dispositif a été renforcé. Sur Bordeaux nous avons trois psychologiques disponibles de manière permanente par exemple.

N'êtes-vous pas fatiguée de ces montagnes russes émotionnelles ? Un coup la population vous adore, un coup on voit dans les manifs des panneaux haineux contre vous ?

Moi quand on m’avait demandé après Charlie si je n’étais pas surprise de cette vague de sympathie, j’avais été très prudente pour dire que c’est agréable c'est vrai de recevoir des bouquets de fleurs dans des rassemblements, mais je suis tout de même toujours restée en réserve. Je pense qu'il faut se méfier de ces mouvements car ils peuvent en permanence se retourner. On sait que dans le fond de la société on est appréciés et c’est ça le plus important.

Etes-vous favorable au port d'armes 24 heures sur 24 ?

Oui tout à fait. Depuis le 18 novembre 2015, on peut le faire dans le cadre de l’état d’urgence et ce sera donc maintenu ensuite. Je rappelle que cela se fait sur la base du volontariat et moi je trouve que ça permet de rassurer certains qui se sentent comme ça en sécurité et qui peuvent au passage protéger la population. Il n’y a pas eu d’abus depuis 8 mois que c’est en place donc moi j’y suis tout à fait favorable compte tenu de la responsabilité des policiers.

Comment se passe l’Euro chez nous à Bordeaux ?

Pour l’instant très bien, on est au quotidien sur le terrain et pour l’instant on fait tout ce qu’il faut avec les organisateurs pour que ça se passe bien et c’est le cas.

Brigitte Jullien invitée de France Bleu Matin

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