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Faits divers – Justice

Meurtre de Marie-Bélen : une marche colorée organisée à Marseille

dimanche 14 avril 2019 à 18:25 Par Sébastien Cabrita Dos Santos, France Bleu Provence

Près d'un mois après l'agression de Marie-Bélen, mortellement poignardée dans le quartier de la Timone à Marseille, une marche "colorée" est organisée, ce lundi 15 avril au soir, pour lui rendre hommage.

La marche colorée part du cours julien pour rejoindre la station de métro de La Timone à Marseille
La marche colorée part du cours julien pour rejoindre la station de métro de La Timone à Marseille © Radio France - Sébastien Cabrita dos Santos

Marseille, France

Un défilé plein de couleurs avec un concert de casseroles ce lundi 15 avril. Voilà ce à quoi s'attendent les proches de Marie-Belen :"on préfère une marche colorée à une marche blanche, confie Ernesto Pisalo, le frère de la jeune femme tuée à coups de couteau non loin de la station de métro La Timone. C'est plus fidèle à l'état d'esprit de ma sœur, qui était joyeuse et qui aimait la vie"

Les participants sont appelés à venir habillés tout en couleur et à apporter des casseroles et à faire du bruit, conformément à une tradition argentine, pays d'origine de la famille Pisalo. La marche commencera à 18 heures au Cours Julien (Métro Notre Dame du Mont) et prendra la direction du métro La Timone où des prises de paroles seront organisées.

La famille demande également de porter de rouge à lèvres pour dénoncer les violences faites aux femmes et honorer les valeurs de la jeune étudiante en anthropologie : "ma soeur était féministe, elle se battait pour un monde meilleur, raconte Ernesto Pisalo. Aujourd'hui, nous voulons continuer à lutter pour que les gens réagissent". 

Marie-Bélen dans toutes les têtes à La Timone

Un mois après l'agression, à quelques mètres de la station de métro, tout rappelle encore le jour bien sombre où la jeune femme de 21 ans a perdu la vie : "il y a des fleurs, des mots... il y a quelques jours il y avait aussi des peluches", témoigne Camille, une jeune étudiante marseillaise, encore sous le choc. On a l'impression que ça peut nous arriver aussi. J'attends ma copine à cet endroit tous les matins, c'est assez anxiogène"

Berfine, étudiante en médecine, préfère désormais, de son côté, éviter le secteur : "je suis devenue vraiment parano, je fais un détour pour aller à la fac. Là ce n'est plus possible, je pense même à acheter un couteau ou quelque chose pour me défendre... ça devient vraiment difficile à supporter"

Et quand ce n'est pas la peur, c'est la colère qui domine : "il y a des caméras de partout, nous sommes surveillés voire espionnés, mais les agresseurs peuvent apparemment s'en prendre aux femmes en toute tranquillité. Qui dit, alors, que ça ne peut pas encore recommencer", se questionne Cécile, jeune trentenaire, habitante du quartier.