Faits divers – Justice

Meurtre de Maxime: la difficile défense de l'accusé

Par Emilie Pou et Christophe Beck, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Besançon mardi 17 juin 2014 à 14:46

Les trois avocats du procès
Les trois avocats du procès © Radio France - Christophe Beck

Au deuxième jour de son procès devant les assises des mineurs de Besançon, le meurtrier présumé de Maxime Roussel, en janvier 2012 à Etouvans, reste muet, malgré les conseils de ses avocats. Les témoins qui défilent à la barre depuis ce mardi matin vont tenter de briser le silence.

Il n'a pas bougé. Comme lors du premier jour d'audience, l'accusé reste, ce mardi, enfermé dans son silence . Un système de défense qu'il a conçu tout seul, puisque même ses avocats lui conseillent de parler. "Ce mutisme ne nous sert pas" avoue Me Euvrard, "ça fait deux ans et demi que j'essaie de le faire parler, en vain. Il faut qu'il parle parce qu'il y a des éléments dans ce dossier qui sont matériellement inexplicables, l'accusé est le seul à avoir la clé" ajoute l'avocat. 

Neuf témoins vont défiler à la barre

On l'aura compris, la défense va batailler sur ces quelques zones d'ombre et de doutes dans le dossier pour tenter de fragiliser une accusation accablante. Cette deuxième journée d'audience est consacrée à l'audition de neuf témoins. Des amis de l'accusé et de la victime qui vont tenter un peu de briser le silence. Le beau-père de l'accusé doit également être entendu . Tous sont interrogés sur le timing de cette soirée funeste et sur le mobile possible: la fameuse moto de Maxime. Un mobile contesté par la défense, depuis le début de l'instruction. 

Le calvaire de la famille de Maxime

La famille de Maxime, elle, continue de vivre un calvaire. Elle apparaît en larmes à chaque interruption d'audience . Des audiences à huis clos, comme c'est l'usage pour les procès de mineurs.

Maxime, 14 ans, avait été retrouvé mort dans un bois d'Etouvans en janvier 2012. L'adolescent avait été poignardé, avant que son corps ne soit brûlé à l'essence . C'est l'un de ses copains, 17 ans à l'époque, qui comparaît depuis lundi. 

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