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Faits divers – Justice

Meurtre de Perpignan : les autorités démentent tout lien avec un acte islamique radical

mercredi 26 août 2015 à 19:17 - Mis à jour le jeudi 27 août 2015 à 10:04 Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon

Le jeune homme qui a égorgé sa petite amie mardi à Perpignan n'est pas un musulman qui se serait radicalisé. Les autorités ont été formelles mercredi. Le mode opératoire alimente toutes les rumeurs. La maman d'Erika nourrit aussi cette thèse.

Le commissariat de Perpignan - illustration
Le commissariat de Perpignan - illustration © MaxPPP

Kader Djidel, le jeune homme qui s'est spontanément rendu au commissariat de police de Perpignan pour s'accuser du meurtre de sa petite amie, Erika, mardi après-midi, près du lycée Maillol à Perpignan, était-il un jeune musulman en voie de radicalisation ? C'est la question que tout le monde se pose en raison de la manière dont il a tué la jeune femme : Erika a été poignardée à quatre reprises, mais aussi égorgée. L'égorgement fait place à tous les fantasmes.

La maman d'Erika nourrit cette thèse. Cette femme (d'origine marocaine) qui n'avait plus la garde de sa fille laisse entendre que le jeune homme voulait l'éloigner de sa famille, qu'il ne supportait pas qu'elle s'émancipe, qu'il aurait agit sous l'influence des islamistes radicaux.

Un drame passionnel sur fond de misère sociale

Mais les autorités sont catégoriques : "Nous sommes dans un drame passionnel sur fond de misère sociale" , il n'y a aucun indice qui laisse penser que ce jeune homme ait été manipulé par des groupes extrémistes religieux.

La préfecture dément que Kader Djidel ait fait l'objet d'un signalement aux services de renseignements. Le directeur départemental de la sécurité publique, Yannick Janas confirme : "Nous ne sommes pas du tout là-dessus ni de près, ni de loin."

Sur son profil Facebook, le jeune homme a bien des photos de la Mecque, mais comme beaucoup de musulmans pratiquants. Rien ne laisse penser que ce jeune homme pouvait avoir dérivé. Le jeune homme a été exclu du lycée Maillol après un conseil de discipline, mais il a été repris au lycée Rosa Luxembourg à Canet en Roussillon où il a décroché son bac en juin.

"Il s'intéressait aux filles et aux animaux, ce n'était pas un islamiste radical"

La maman du jeune homme, Aïcha Djidel, d'origine algérienne dément elle aussi que son fils ait été un islamiste radical. Elle s'est bien rendue au lycée au mois de janvier pour demander aux enseignants de le tenir davantage, mais jamais pour dénoncer une radicalisation. " Mon fils a commencé à s'abstenter du lycée pour rester avec sa copine , on m'a convoquée pour ça. Moi je leur ai dit : vous savez qu'il y a plein de gens qui partent pour faire le Djihad, donc moi mon fils j'ai pas envie qu'il soit influencé, donc si mon fils est exclu, il va se retrouver dans la rue, moi je peux pas être derrière, mais je ne leur ai jamais dit qu'il allait faire ci ou ça, c'était la peur d'une maman. Mon fils ne présentait aucun signe de quoique ce soit . Il allait à la mosquée faire la prière mais on n'est pas des islamistes. on n'est pas à fond dans la religion. "

son 2 \"mère de kader\"

 

 

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