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Meurtre de Plonévez-du-Faou : 27 ans de réclusion criminelle pour les trois accusés

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique, France Bleu

Devant les Assises du Finistère, l'avocat général avait requis la réclusion criminelle à perpétuité pour les trois accusés du meurtre de Vincent Calvez, à Plonévez-du-Faou en août 2018. Après délibérations de la Cour, ils sont condamnés à 27 ans de réclusion criminelle, ce vendredi 29 janvier.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © Radio France - Adeline Divoux

Après une semaine de procès devant les Assises du Finistère pour le meurtre en 2018 de Vincent Calvez, un pâtissier de 45 ans, à son domicile à Plonévez-du-Faou, les trois accusés ont été condamnés ce vendredi 29 janvier. Après plus de quatre heures de délibérations, le verdict est tombé : 27 ans de réclusion criminelle pour chacun, avec interdiction de port d'arme pendant 15 ans et 10 ans d'inéligibilité. Olivier Coudray, Yves Brassier et Fabienne Méhens ont été déclarés coupables de tous les faits reprochés.

L'avocat général avait requis la peine maximale ce vendredi matin, la réclusion criminelle à perpétuité et une peine de sûreté assortie aux deux-tiers. Pour le magistrat, les trois accusés sont autant impliqués les uns que les autres dans cette affaire. Si Olivier Coudray, l'homme de main, a tiré les coups de feu qui ont tué Vincent Calvez et blessé sa compagne Marie Goussen, cet assassinat n'aurait pas pu avoir lieu sans les deux autres accusés. Yves Brassier et sa compagne Fabienne Méhens, l'ex-femme de la victime, sont accusés, eux, de complicité et de tentative d'assassinat. "C'est un trio mécanique, c'est comme un puzzle complet et interdépendant. Ils étaient tous indispensables", lance-t-il. 

Une peine trop lourde pour la défense

Une peine qui était jugée trop lourde pour les avocats de la défense ce vendredi après-midi. "Il s'en veut profondément, il est passé du rationnel au passionnel dans la seule volonté de sauver Fabienne. Il a agi uniquement pour son bien-être à elle", glisse l'avocat d'Yves Brassier. L'avocate de Fabienne Méhens, elle, estime qu'il "ne faut pas juger sur les apparences". Elle ajoute : "En cinq jours, je n'ai pas entendu un mot qui lui donne une part d'humanité."

Quant à Olivier Coudray, auteur des coups de feu mortels, son avocat ne veut en aucun cas lui trouver d'excuse pour ses actes, mais insiste sur son profil, qui ne ressemble en rien à celui de l'assassin classique. "Il a dit oui à leur projet [à Fabienne et Yves, ndlr] pour qu'ils arrêtent de le harceler, sans penser que cela se concrétiserait réellement", affirme l'avocat, qui a également demandé à la Cour de ne pas condamner Olivier Coudray pour tentative d'assassinat sur Marie Goussen. Demande qui a été rejetée. A l'issue du procès, les trois accusés ont tous demandé pardon aux victimes et à leurs familles. Ils ont dix jours pour faire appel. 

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