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Meurtre de Plonévez-du-Faou : "personne d'autre n'avait intérêt à nous tuer"

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu

Le procès des meurtriers présumés de Vincent Calvez a débuté ce lundi devant la cour d'assises du Finistère, à Quimper. Dans le box des accusés, son ex-compagne, le compagnon de cette dernière et "l'homme de main". A la barre, la cour a entendu Marie, la compagne de Vincent, grièvement blessée.

Les trois accusés sont jugés par le cour d'assises du Finistère pour assassinat et complicité d'assassinat
Les trois accusés sont jugés par le cour d'assises du Finistère pour assassinat et complicité d'assassinat © Radio France - Typhaine Morin

Assise au premier rang, Marie se lève quand la présidente de la cour d’assises l’invite à raconter cette nuit du 23 août 2018. Dans le box des accusés, les trois meurtriers présumés l'ex-compagne de Vincent, Fabienne, le compagnon de cette dernière, Yves, et "l'homme de main", Olivier, jugés jusqu'au 1er février par la cour d'assises du Finistère pour assassinat et complicité d'assassinat dans la mort du pâtissier Vincent Calvez

Lorsque Marie se présente à la barre, c’est sa jeunesse qui frappe. Âgée de 27 ans, elle en avait 25 lors de la mort de son compagnon. Brune aux cheveux courts, elle est mince, mais ne flanche pas. Pourtant, elle le dit : "quelque chose est mort en moi" depuis la mort Vincent Calvez.

Une vie millimétrée

La jeune femme raconte sa vie avec Vincent, millimétrée. Ils se sont rencontrés trois ans plus tôt, alors qu’il était en couple avec Fabienne. Marie est en apprentissage dans la pâtisserie où travaille Vincent, son maître d’apprentissage. Ils sont d’abord amis et puis au bout d’un an et demi, ils réalisent qu’ils sont amoureux. Vincent quitte Fabienne et s’installe avec Marie. 

Le jeune couple s'installe d’abord à Quimper, et puis pour des questions de trajets et d'argent, ils s'installent à Plovénez-du-Faou, où ils rénovent une maison qui appartient à l'ancien couple. La séparation ne se passe pas bien, Fabienne et Vincent se disputent à propos des nombreuses dettes qu’ils ont contractées. Et puis un jour, en avril 2018, Fabienne les laisse tranquilles. "Elle doit préparer un mauvais coup avec le divorce", se disent les amoureux. "A aucun moment on ne s'est sentis en danger, épiés", confie Marie. 

Je me suis écroulée, ce jour-là, je me suis relevée mais il y a une partie qui est restée par terre

Pour Marie et Vincent, la vie est réglée comme du papier à musique : "minuit, le réveil sonne, on reste au lit jusqu’à 0h09, à 0h11 on se lève et à 0h20, on est dans la voiture pour aller à la pâtisserie". Cette nuit-là, Marie déroge quelques secondes à la règle. Elle boit un verre d’eau pendant que Vincent l’attend à l’entrée. Puis il ouvre la porte. Marie entend deux détonations, l’entend hurler, il s’effondre, la porte d’entrée se referme. Elle s’ouvre à nouveau, et des balles retentissent, encore. Marie reçoit deux balles, une au bras, et une à la tête. Par miracle, elle réussit à appeler les pompiers, et fait un massage cardiaque à Vincent en attendant les secours. 

Très vite, dès qu’elle est à l’hôpital, Marie accuse Fabienne. "Personne d’autre n’avait intérêt à nous tuer. Nous tuer tous les deux." Car pour la jeune femme, cela ne fait pas de doute, Olivier, l'homme de main recruté par Fabienne et Yves étaient là pour tuer le couple. Et c'est Fabienne qui a tout initié. 

Ce lundi, au premier jour du procès, qui doit durer jusqu'au 1er février, les trois accusés ont reconnu les faits. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. 

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